Mes preuves d'humeur au monde

Pourquoi le Canada et pas le Québec ?

In Politique on 18 novembre 2006 at 8:06

Un bloggeur m’a posé la question suivante :
Comment se fait-il qu’un Français ait décidé de prôner le fédéralisme canadien ? Pourquoi la connexion ne s’est-elle pas faite avec le Québec et la promotion de la souveraineté québécoise ?

Québec and Canada flags

Je répondrais rapidement par 3 raisons :
1) L’Europe, continent d’où je viens, a entamé un processus depuis 50 ans de convergence des politiques des États-nations au sein d’une Union Européenne (UE). Les États-nations abandonnent progressivement des pans entiers de leur souveraineté, y compris en politique étrangère, au profit de ce qui apparaît être aujourd’hui une confédération et semble devenir à terme une fédération. Ce processus vise à garantir la paix et la puissance économique voire politique de l’UE dans un monde où les États sont désormais des États-continents : l’Europe, la Chine, l’Inde, le Brésil et bien sûr les États-Unis.

2) L’idée que le fait français puisse être mieux défendu en Amérique du Nord en érigeant un château fort (le pays Québec) ne me paraît pas être une idée moderne ni durable. Il s’agit d’une idée défensive et je n’ai jamais vu de châteaux forts dans l’histoire qui ne se soient écroulés sous le coup de ses assaillants. Je préfère de loin l’idée d’une offensive du fait français d’un océan à l’autre en faisant en sorte que le Québec investisse autant que possible, et dans le respect des institutions, le Canada, l’influence, soit porteur d’innovations, y fasse rayonner sa culture, suscite l’intérêt pour sa spécificité. Dans les faits, le Québec n’a pas si mal réussi puisque, par exemple, la majorité des Premiers Ministres du Canada ont été des Québécois. Si, en plus le Québec n’effrayait plus les investisseurs par ses menaces permanentes d’indépendance, il pourrait être une force économique égale voire supérieure à l’Ontario et ainsi avoir un poids encore plus important au sein du Canada.

3) Je m’interroge sur la pertinence de l’État-nation en tant que tel. Ce concept, inventé en Europe à partir des Traités de Westphalie de 1648 qui mirent fin à la Guerre de Trente ans, avaient pour idée de reconnaître le principe de souveraineté des États. L’objectif était de pacifier le continent. En réalité, la naissance de ces États souverains développa au fil des années et des siècles une concurrence entre nations, une course dans la création d’Empires coloniaux rivaux, des nationalismes exacerbés et hostiles entre eux puis des groupes d’alliances entre nations rivales tant et si bien que tout ceci aboutit à 2 guerres mondiales et la ruine du continent européen. Le processus d’Union européenne met un terme à cette logique en transformant le rôle de l’État-nation en quelque chose de singulier dont on ne peut dire encore ce qu’il sera mais qui prend la voie d’une fédération d’États. Par conséquent, l’idée d’un État-nation québécois dans un monde où le sens semble aller vers une union plus étroite des pays et des peuples me paraît aller à contre-courant.

Pour conclure, je dirais que le Québec est une “communauté nationale” (1) sans État indépendant; que cette situation sur le plan politique s’inscrit dans le sens de l’histoire comme semble le prouver l’évolution des États européens; que cette situation sur le plan économique est une force face aux États-continents; que sur le plan culturel la meilleure garantie pour l’existence du fait français en Amérique du Nord est l’adoption d’une position offensive et non défensive, une vision généreuse et fière de la culture Québécoise; que sur le plan social, les peuples ont toujours plus à gagner par des organisations sociales et politiques ouvertes et interdépendantes. Si l’Europe connaît la paix et une économie forte depuis 50 ans c’est en faisant le contraire de ce que cherche à faire le Québec : en mettant dans un pot commun des pans de leur souveraineté pour s’unir et avancer ensemble. Oui il est possible et préférable de dire au monde que les peuples anglais et français (et aussi les allemands dans le cas européen), qui se sont fait la guerre pendant des siècles, sont capables de vivre ensemble dans un même pays, le Canada. C’est aussi une responsabilité que nous avons de maintenir ce message au monde où les tendances à la division, au racisme et à la purification ethnique demeure malheureusement des réalités.

25 octobre 2006

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(1) voir le sens de ce concept dans le post du 19 novembre sur la nation (rapport du Conseil de l’Europe)

  1. Cher Monsieur,
    Je respecte votre opinion et je n’exprime nullement le desir de vous forcer a en changer. Cependant, j’ai ete choque par certaines inexactitudes et par la demagogie et les arguments fallacieux que vous presenter comme des faits pour supporter votre opinion.

    Par exemple, vous dites: “Dans les faits, le Québec n’a pas si mal réussi puisque, par exemple, la majorité des Premiers Ministres du Canada ont été des Québécois.”

    Voici la liste des premiers-ministres du Canada depuis la confederation (en fait constitutionnellement, une federation assez centralise) de 1867:

    Le très hon. Stephen Joseph Harper: anglophone, alberta

    Le très hon. Paul Edgar Philippe Martin: anglophone (premiere langue apprise), Ontario

    Le très hon. Joseph Jacques Jean Chrétien: francophone (premiere langue seconde)

    La très hon. A. Kim Campbell: anglophone

    Le très hon. Martin Brian Mulroney: francophone (ne dans une famille anglophone de la Cote-Nord)

    Le très hon. John Napier Turner: anglophone, C-B

    Le très hon. Pierre Elliott Trudeau: francophone (mere anglophone de la grande bourgeoisie anglo-saxonne de Montreal)

    Le très hon. Charles Joseph (Joe) Clark: anglophone, Alberta

    Le très hon. Lester Bowles Pearson: anglophone

    Le très hon. John George Diefenbaker: anglophone

    Le très hon. Louis Stephen St-Laurent: francophone

    Le très hon. William Lyon Mackenzie King: francophone

    Le très hon. Richard Bedford Bennett: anglophone

    Le très hon. Arthur Meighen: anglophone

    Le très hon. sir Robert Laird Borden: anglophone

    Le très hon. sir Wilfrid Laurier: francophone

    Le très hon. sir Charles Tupper: anglophone

    L’hon. sir Mackenzie Bowell: anglophone

    Le très hon. sir John Sparrow David Thompson: anglophone

    L’hon. sir John Joseph Caldwell Abbott: anglophone

    L’hon. Alexander Mackenzie: anglophone

    Le très hon. sir John Alexander Macdonald: anglophone

    Comme vous pouvez le constater sur les 22 premiers minstres, il y en a 6 francophones. On est donc bien de la majorite que vous clamer. Le Quebec representant 25% de la population, il a donc eu sa part a peur pres legitime de PM. En outr, M. Paul Martin, que je met dans ma liste de PM francophone, est ne en Ontario et non au Quebec et y a reside jusqu’a la fin des anne 1970. Sa premiere langue est l’anglais, sa mere etait anglophone et son pere est franco-ontarien. M. Mulroney parlait anglais aussi dans son milieu familial. La mere de M. Trudeau faisait partie d’une famille de la grande bourgeoisie anglo-saxonne de Montreal.

    Alors, je vous dirai franchement que lorsque l’on se permet d’invoquer le “sens de l’histoire” (votre dernier paragraphe), une expression riche en consequence et en sous-entendus, il faudrait a tout le moins veiller a l’evoquer correctement. Je reconnais, bon prince, que les Quebecois ont pu acceder a la plus haute responsabilite du pays, plus souvent qu’a leur tour au cours des dernieres decennies. Par ailleurs, les Quebecois qui ont ete elus, une analyse de l’histoire politique recente notre pays pourra vous l’apprendre, n’etaient pas au diapason, exception faite de M. Mulroney, des aspirations constitutionnelles que les Quebecois entretiennent pour la reforme constitutionnelle du Canada. Alors, votre analyse encore une fois se heurte a une mauvaise lecture politique du contexte canadien. En fait votre argument sur ce point est precisement ethnocentriste: “comme si l’election d’un Quebecois comme premier-ministre du Canada etait garant de la realisation des aspirations de la societe quebecoise”. Les Canadiens-anglais ou du moins les federalistes les plus convaincus ont en quelques sorte elu des Quebecois non-derangeant, qui avaient donc des opinions identiques a la majorite canadiennes, tenante du renforcement du pouvoir central, du nation-buliding canadien et de l’egalite de toutes les provinces.

    Or j’en viens justement a ce sens de l’histoire et a la responsabilite que le Quebec a en Amerique du Nord de faire rayonner la culture francaise, qui s’inscrit precisement dans une logique historique de developpement, de prosperite et d’ouverture sur le monde de notre pays. Au debut de la Confederation, il y avait des communautes francophones importantes en Ontario au Manitobe et dans presque toutes les provinces une presence francophones solide. La plupart de ces communautes sont en constant declin, car leur langue et leur culture n’a pas “pu” etre protege dans le reste du Canada, exception de l’acadie du Nouveau-Brunswick. Le Canada au debut de son histoire a pratique une politique d’assimilation anti-francophone. Je pourrais aussi mentionner l’immigration de masse des Quebecois vers l’est des E-U a la fin du xixeme siecles. De sorte que la population de langue francaise est passe d’environ 30% a 23% aujourd’hui. Le refus du Canada d’octroyer au Quebec les garanties constitionnelles, lui permettant de se developper en toute quietude au sein du Canada alimente les mouvements independantistes. Pour ma part, je suis convaincu que les Quebecois seraient prets a s’entendre avec le le reste du Canada pour la fondation d’une veritable confederation. Le nationalisme du Quebec n’est pas un mecanisme de fermeture, mais bien un d’ouverture sur le monde. Au fond, le Canada tel qu’il a ete fonde et dans ses limites constitutionnelles actuelles est un descendant direct, bien entendu civilise et modernise, du regime colonial britannique (vous pourrez confirmer cette interpretation en lisant n’importe quel livre d’histoire). Je crois donc que les aspirations des Quebecois et leur desir de proteger leur heritage est adequat et n’est pas a contre courant. Quel serait votre etat d’esprit si la Grande-Bretagne avait gagne la guerre de cent ans? Quel serait vos aspirations pour la France et pour votre culture si les leviers politiques et economiques de votre propre pays vous avaient echappes pendant aussi longtemps?

    Sous un autre ordre d’idees, les arguments que vous evoquer sur l’Europe, particulierement sur la guerre et le baume que l’Europe a amene sur ces instincts guerriers, sont tres commun dans la bouche des francais, generalement chez la gauche-caviar bien pensente (excusez mon impertience, mais je suis aussi farceur a mes heures). Je vous dirais, tout d’abord plus serieusement, de vous mefier des paralleles qui peuvent etre fait entre les realites politiques canadiennes et europeennes. En second lieu, pour l’instant le probleme de la democraties des institutions europeennes et de l’etablissement d’une constitution communes a toutes ces entites politiques disparates ne peut clairement pas etre eleves en exemple pour des Nord-americains. J’espere a tout le moins, que malgre le ton, mon message pourra faire evoluer votre reflexion sur ces questions.

  2. Et si la France était sous le joug Anglais, votre langue serait en bonne position!

  3. “Le Québec domine le Canada” (Laurence Martin, journaliste anglophone au Globe and Mail)

    Je concède qu’il y a eu moins de Premier Ministres francophones qu’anglophones en 150 ans d’histoire du Canada mais vous le soulignez vous même, ils ont repris l’avantage depuis les 10 dernières années. Pierre-Éliott Trudeau, Brian Mulroney et Jean Chrétien, 3 francophones, en sont trois figures marquantes qui ont transformé le Canada pour lui donner le visage qu’il a aujourd’hui.

    Regardons ensuite l’influence que le Québec a constamment eu sur la société canadienne. Vous évoquez Paul Martin, anglophone. Certes. Mais il a tout de même imposé des valeurs québécoises à travers le pays comme pour le mariage de conjoints de même sexe ou des politiques sociales pan-canadienne (santé, garderies) ou encore l’opposition au bouclier anti-missile américain.

    Un article publié dans le journal Le Devoir du 18 décembre 2004 par Gilles Robitaille, reprend cette analyse soutenue par Laurence Martin du Globe and Mail.

    “Le Québec domine le Canada”, dit Laurence Martin. “Ce constat en surprendra plusieurs ici. Mais Laurence Martin, dans le Globe and Mail de jeudi, avançait plusieurs arguments solides pour le prouver. Et pour montrer que cette «situation injuste» est loin d’être terminée. Semblant d’abord agacé par celle-ci, Martin en vient pourtant à la conclusion paradoxale que le Canada «a ainsi été sauvé», au sens où le pays a pu se donner une identité différente de celle des voisins du Sud.

    Alors qu’aux États-Unis, aucun politicien «libéral» (c’est-à-dire de gauche) du Nord-Est du pays n’a pu entrer à la Maison-Blanche depuis 40 ans, l’inverse s’est produit au Canada: «Pendant 34 des 36 dernières années et 42 des 56 dernières années, les premiers ministres du Canada ont représenté une circonscription québécoise. Cela équivaut à 90 % du temps pour une province qui ne représente que 25 % de la population du pays. Mettre ces chiffres en relief, dit Martin, c’est rompre avec une certaine rectitude politique.»

    Domination? Le dernier exemple en date, affirme-t-il, c’est le dossier du bouclier antimissile. «Les sondages au Québec ont rapidement rabattu l’enthousiasme du gouvernement fédéral à accepter d’y participer avec les Américains.» Appuyer inconditionnellement ce projet coûterait de précieux votes dans une province où les libéraux, justement, ont un urgent besoin d’en récolter. Et que dire de l’attitude du fédéral dans le dossier Bombardier? Sans compter la position sur la guerre en Irak, en 2003. Pour ce qui est du «scandale des commandites, dit Martin, il n’y est question que du Québec». Autre exemple récent: lors de la dernière conférence sur la santé, tous les regards étaient tournés vers Jean Charest.

    Remontant dans le passé, Laurence Martin rappelle toutes les attentions que le Canada a eues pour le Québec. Sous Pierre Elliott Trudeau, le fédéral a déployé de grandes énergies pour la politique du bilinguisme, s’est ensuite englué dans la Crise d’octobre et a prôné des coupes budgétaires pour l’OTAN. La raison de ces compressions? «Le Québec n’a jamais été très friand de tout ce qui est militaire.» Il y a ensuite eu l’élection du Parti québécois, le référendum de 1980 et la politique nationale de l’énergie, «ce doigt d’honneur fait à l’Ouest». L’ère Trudeau s’est terminée sur le rapatriement de la Constitution, une opération visant à contrer… le Québec. Sous Brian Mulroney? Même dynamique. Tout a commencé avec l’opération de séduction auprès des nationalistes québécois. Ensuite, l’octroi au Québec, plutôt qu’au Manitoba, du contrat d’entretien des avions F-18, ce qui a marqué les consciences dans le ROC. Nul besoin, semble ensuite dire Martin, de rappeler en détail l’interminable saga de l’accord du Lac-Meech.

    Pour l’ère Chrétien, le chroniqueur cite l’ancien ministre Art Eggleton, qui «a déjà affirmé que tout ce qui se discutait au cabinet était d’importance secondaire par rapport à la façon dont cela serait reçu au Québec», et ce, avant et après le référendum de 1995.

    En définitive, l’influence du Québec sur l’ensemble du Canada a été d’entraîner ce pays vers le «centre-gauche». Sa culture politique, affirme Martin, «est plus étatiste, plus influencée par les courants européens que les autres parties du Canada». Résultat: les courants politiques conservateurs se sont fatalement heurtés à l’influence québécoise et les «Westerners ont toutes les raisons du monde de s’en montrer amers». Bien qu’il n’en parle pas, Martin aurait pu ajouter le mariage homosexuel à sa liste de preuves.

    Le chroniqueur souligne enfin un paradoxe inouï: «Bien que le mouvement souverainiste ait presque détruit le pays, c’est l’excès même du pouvoir québécois à Ottawa qui a préservé ce même pays.» En effet, dit-il, si, pendant toutes ces décennies, les dirigeants canadiens avaient été des conservateurs de l’Ouest nullement contraints à cultiver la base électorale au Québec, «quelle sorte de pays aurions-nous?». D’une part, le Québec aurait peut-être fait sécession, dit-il. D’autre part, le Canada aurait été beaucoup moins différent des États-Unis qu’à l’heure actuelle; en tout cas, il aurait été moins épris «de droits linguistiques, de justice sociale et d’autres valeurs progressistes». Fascinante analyse, convenons-en”.

    Le Québec n’a donc pas besoin de s’isoler dans un pays. Qui plus est, en faisant ceci, il perdrait toute influence sur l’immense reste du territoire qui tendrait à s’américaniser rapidement. Un Québec souverain verrait alors plus que jamais sa culture francophone isolée et menacée.

  4. Je vous trouve franchement drôle! Comme si avoir un pays c’était s’isoler! Dois-je vous rappeler qu’il y a une différence entre la confédération et l’union européenne? L’union européenne est composé de pays libres qui se sont alliés économiquement et qui ne perdent aucunement la souveraineté sur leur territoire! Alors qu’au canada on multiplie les tentative d’attaque aux francophones! ô Canada Canada Canada!!! Cher pays qui prône l’ouverture, mais qui en profite pour supprimer l’enseignement francophone dans les provinces anglaises! On nous refuse un siège complet à l’UNESCO.
    Au Canada, les derniers premiers ministres francophones étaient les pires assassins de peuples, les genres de personne qui était prêt à tout pour empêcher le Québec de devenir souverain! Ils ont occupé militairement la province parce qu’un ministre avait été enlevé en 1970, c’est 1000 personnes qui avaient été emprisonnées!

    C’est bien beau les mariages gais, mais je ne crois pas que c’est pour ce genre de politiques que le rapprochement est possible! Avortement, si vous voulez! Un pays plus pacifique? Allez! Bien non! Rester au Canada, c’est s’empêcher d’être à l’ONU, c’est se faire dire qu’on est un peuple distinct seulement à l’intérieur d’un Canada uni, mais pas si on en sort, c’est ne pas pouvoir être au sommet d’Amérique même lorsqu’il se passe chez nous, c’est ne pas pouvoir avoir nos propres accords, c’est s’amuser avec l’armé! C’est finalement continuer de se faire dire NON! C’est accepté leur idéal de multiculturaliste (la canada n’est qu’un mélange d’un paquet de race) plutôt que le pluralisme (un peuple d’accueil avec une histoire qui lui est propre). C’est accepté que Téléfilm Canada censure les oeuvres nationalistes. C’est accepté des lois sur la clarté référendaire!

    Comment croire que se doter d’un pays c’est s’isoler, c’est juste de la rhétorique mensongère! Se doter d’un pays c’est se respecter pour enfin pouvoir s’ouvrir sur le monde! L’américanisation ne se fait pas plus rapidement dans les petits pays que dans les grands! haha! Même si le Québec était en mesure de « dominer » le Canada, voudrait-on réellement de ces résistances bilatérales? Au plus simple, l’indépendance est le seul moyen de donner à un peuple les rennes de sa destinée. Désolé pour le texte un peu brouillon, mais je tenais à y laisser mes notes!

    Vous ne semblez pas comprendre l’importance des commandites, vous les survoller comme si de rien n’était! Des millions de perdus? On s’en fout! Ce n’est pas la quantité d’argent perdu qui compte, c’est autre chose, la campagne de propagande. Ils ont triché! Les commandites, c’est le « love in » c’est les drapeaux, c’est tout ça! c’est la publicité incroyable, la machine médiatique qui a été mise sur les rails pour donner de l’importance au Canada alors qu’on était en crise! Il ont volé un vote populaire! En ‘95, on a quasiment gagné. Ils ont donné le droit de vote aux immigrants plusieurs mois d’avance et leur ont retiré par la suite, ils ont reçu des rabais pour envoyer des Anglais ici par VIA RAIL pour ne pas dépasser leur budget!

    Pour venir à ce supposé état-union que l’union supposément abat, en avez-vous parlé aux Basques, aux Bretons, aux Corses qui eux aussi ont encore la vie dure dans cette union? Gageons que la France sert encore les couilles des Betons et de tous les patois, car on le sait en France la seule langue acceptable est le français; avec union ou sans union, les autres s’en sortent bredouilles ou morts! Ici c’est la même chose, on fait des brèches dans la loi 101 pour envoyé tous les Anglos et les enfants à l’école anglaise.

    Je tiens à vous faire remarque que votre nouvelle vient d’un journal anglophone, d’un auteur anglophone, et au même titre où, de l’autre côté (chez les Anglos), lorsqu’on sort des textes français, on crie au mensonge. Je pourrais donc mettre en doute votre article aussi subjectif que la plupart de mes propos! Je trouve un peu nul que vous sortiez votre cours d’histoire du Québec et du Canada d’un journal. On ne voit pas les choses de la même façon à l’université!

    Regarder la dernière Bretonne unilingue morte il y a quelque année. c’est ça qui va arrivé ici, si on ne bouge pas! On va rester occupé, on se verra tous bilingues, puis anglophones, comme le Celte en Irlande, comme tous les dialectes de chez vous! comme ce qui arrivait dans les Cantons de l’Est avant qu’on bouge, avant qu’on mette nos culottes.

    Je finis sur une note de colère même, désolée. Mais que, voulez-vous, j’aurais toujours de la misère à sourire à ceux qui contrecarrent les projets aussi fondamentaux que celui d’offrir le droit d’exister à un peuple.

  5. c hot ton site

  6. Réponse au commentaire “Un Canada Uni, où ça?

    Vous dîtes :”L’union européenne est composée de pays libres qui se sont alliés économiquement et qui ne perdent aucunement la souveraineté sur leur territoire!”. C’est terriblement faux. D’abord, l’Europe n’est plus seulement une alliance économique. Elle tend à devenir une alliance politique et militaire. Ensuite, il arrive que, dans certains cas, une partie de cette souveraineté soit déléguée. Dans d’autres, elle peut même être supprimée.

    Exemples ?

    1) L’espace Schengen (1985) qui regroupe les États qui ont aboli leurs frontières entre eux. Dans cet espace peuvent se déplacer librement les personnes et les biens. Aujourd’hui, avec cet espace ouvert, la France fait confiance à l’Espagne ou à l’Allemagne (et réciproquement) pour délivrer les visas aux personnes qui se présentent aux frontières de ces pays européens (puisqu’il n’y a plus de frontière à l’intérieur de l’espace) et qui pourront donc entrer en France via l’Allemagne ou l’Espagne. Autrement dit, un étranger accepté sur le territoire d’un pays adhérent de l’espace Schengen est réputé être accepté par tous les autres pays de l’espace. La souveraineté en matière de contrôle à la frontière est dans ce cas déléguée à d’autres pays.

    2) L’euro. Les pays ont abandonné leurs monnaies nationales et, avec elles, leurs banques nationales au profit d’une banque commune européenne (la banque centrale européenne), indépendante des pouvoirs politiques. Avant l’euro, les États pouvaient ordonner à leur banque nationale de produire plus de monnaie pour satisfaire leur politique monétaire notamment lorsque l’État dépensait plus qu’il ne gagnait. Un déficit public ? pas de problème : l’État produisait de la monnaie et le tour était joué (au risque de dévaluer la monnaie mais c’est un autre débat). Depuis l’euro, les États de la zone euro ont perdu ce pouvoir de banquier qu’ils ont longtemps utillisé. La souveraienté des États de la zone euro à “frapper monnaie”, comme on dit, est dans ce cas purement abolie.

    3) L’Union Européenne s’est dotée d’un “haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune” qui est la voix de l’Europe à l’étranger en matière de politiques étrangères. Autrement dit, il s’agit là d’une première étape qui préfigure un Ministre des affaires étrangères de l’Europe (que prévoyait d’ailleurs la constitution européenne rejetée par référendum par la France et les Pays-Bas). Cette évolution n’est-elle pas le contraire de votre idée d’avoir, pour le Québec, sa propre voie sur la scène internationale à côté de celle du Canada ?

    Vous dîtes : “Comment croire que se doter d’un pays c’est s’isoler”.
    Je n’ai jamais affirmé cela. J’ai dit que vouloir se doter d’un État-nation, avec ses frontières, sa souveraineté bien étanche et délimitée ne me paraissait pas une évolution qui allait dans le sens de la modernité. Je comprends la recherche identitaire, le besoin de préserver son histoire, sa culture. C’est tout à fait légitime et même indispensable pour sauvegarder ce que j’appellerais la “biodiversité des peuples”. Mais si votre objectif est louable à mes yeux, je ne suis pas d’accord avec les moyens que vous proposez pour y arriver.

    Vous dîtes : “Je tiens à vous faire remarquer que votre nouvelle vient d’un journal anglophone”… et bien justement : un anglophone qui dit que le Canada a été “sauvé” de l’influence américaine grâce à l’influence du Québec, cela ne se voit pas tous les jours, vous ne trouvez pas ?

  7. Bonjour,

    J’aimerais vous répondre sur votre premier point. Je suis même européen et fervent partisan d’une Europe fédérale mais on ne part pas sur les mêmes bases. En Europe, ce sont des états souverains qui ont décidé de s’associer et de créer une entité plus ou moins fédérale. Au Québec, cette province n’a jamais concrètement décidé de s’intégrer au Canada.