La violence était le sujet de mon dernier post. Dans celui consacré aux hockeyeurs Bobby Nadeau et Jonathan Roy aussi.
La violence, j’y reviens. Sous l’angle de la culture cette fois. Ou plus exactement, sous l’angle de son acceptation culturelle, presque inconsciente. Un “cela va de soi” qu’il conviendrait de remettre en question.
Aurions-nous besoin de violence ? Un nécessaire exutoire des pulsions humaines ? Peut-être et peut-être pas.
Dans son livre « L’occidentalisation du monde », Serge Latouche, Professeur Émérite à l’Université Paris IX, nous fait prendre conscience combien notre monde est sous l’influence de l’Occident. Or, l’Occident, ce monde “civilisé” dont les origines remontent au métissage des cultures hélénique, juive et chrétienne, ne fait que proposer une version parmi d’autres des rapports humains. D’autres sociétés ont existé en parallèle et n’ont pas développé les mêmes rapports.
Mais voilà : l’Occident s’est imposé au monde grâce à sa puissance technique, sa volonté de dominer la nature, son système de pensée fondé sur l’individu et ses droits, son système économique basé sur la compétition qui, finalement, aboutira à la destructuration des sociétés non occidentales.
Compétition, violence, réussites et échecs : le monde occidental est singulier et ses valeurs ne sont peut-être pas si universelles qu’on le pense.
Dans son ouvrage, Latouche nous en donne un intéressant exemple : « En Nouvelle-Guinée, les Papous Gahuku-Kama avaient adopté avec enthousiasme le football mais ils l’avaient adapté à leurs valeurs culturelles. Il était exclu qu’il y ait un gagnant et un perdant. La partie se prolongeait, était suspendue, reprenait jusqu’à ce que les comptes soient équilibrés. Cela n’empêchait absolument pas l’excitation de chaque but et l’exaltation des héros du jeu. Chaque partie renforçait la gloire et la satisfaction des deux camps mais l’agressivité était facilement conjurée. »
La performance et l’échec sont inscrits au cœur même du projet occidental concluait-il. La violence qui en ressort – économique, des rapports humains – semble donc étroitement y être associée.
Et si le monde avait été Papou ?







Bah, vous devez savoir que votre occident (capitaliste) s’est basé d’abord sur la violence et les meurtres commis dans “le nouveau monde”, dans l’afrique et dans l’asie, et dérnirement en Afganistan, Irak, somalie, Palestine… et aussi la famine et les guerres civiles que connais les pays “non-développés _selon vous_”…
l’occident (l’amérique du nord, la britannie, la france, l’allemagne, l’Italie et L’espagne…) ont détruit tout les rapports humains entre nations, surtout durant les explorations du 16ème ciècles et la compétition impérialiste.
merci.
Merci pour votre commentaire.
Surtout, ne vous méprenez pas sur le sens de l’article. Je voulais simplement souligner que le monde tel qu’il est, c’est-à-dire sous l’influence de l’Occident, ne représente qu’une version d’une évolution que l’histoire aurait pu écrire différemment. Nulle idée pour moi de glorifier telle ou telle culture ou d’affirmer la supériorité de l’une sur l’autre. Je me reconnais dans la philosophie universaliste et pour moi les peuples ne se mesurent pas les uns par rapport aux autres au regard de je ne sais quel étalon de civilisation. Notez que, dans le texte, le mot civilisé est entre guillemet ce qui signifie que je me distancie de ce qualificatif si couramment utilisé pour décrire le monde occidental. Par conséquent, je n’ai pas et n’emploierai jamais l’expression “non-développés” que vous me prêtée.