Mes preuves d'humeur au monde

Omar kadhr : l’Occident m’a tuer

In Politique, Société on 16 juillet 2008 at 9:33

DERNIÈRE MINUTE : cliquez ici pour envoyer un message électronique au Premier Ministre du Canada pour demander le rapatriement de Omar Kadhr (Pétition Amnistie Internationale)

L’Occident hors-la-loi fait la police. Voilà ce que l’histoire retiendra peut-être de ce sinistre début de siècle.

Certes, l’objectif d’une guerre est d’écraser un gouvernement ennemi pour l’annihiler et imposer son ordre moral. On l’a vu avec la guerre contre les nazis : il s’agissait d’une guerre de libération de pays envahis et de destruction d’un régime barbare et particulièrement sanguinaire.

On se rappellera toutefois l’humiliation de l’Allemagne en 1918 avec le traité de Versailles qui a conduit à sa volonté de revanche… On se rappellera aussi la volonté de la France de créer tout de suite au sortir de la seconde guerre mondiale un partenariat économique avec l’Allemagne. Et le monde de créer les Nations Unies pour organiser le droit international…

Or, dans le cas de l’Irak et de l’Afghanistan, il ne s’agit pas de détruire un ennemi envahisseur. Saddam Hussein comme les Talibans terrorisaient leur population à l’intérieur de leurs frontières. En outre, l’objectif de ces deux guerres vise à faire adhérer des peuples aux valeurs de l’Occident. Ces valeurs sont : la démocratie et les droits de l’homme (et de la femme).

Enfin, le contexte international a changé par rapport aux guerres mondiales : comme je l’indiquais plus haut, depuis 1945, le droit international a été défini et ratifié.

Or, que font les États-Unis ? Au nom de “la liberté, la démocratie et la libre entreprise”, ils imposent leur doctrine des frappes préventives et unilatérales, ramenant le monde au XIXème siècle, lorsque le droit international n’était pas celui des Nations Unies. Ce faisant ils violent le droit existant et décident unilatéralement de changer les règles acceptées par tous.

Pire : en créant les prisons de Guantanamo et d’Abu Ghraib, en inventant le statut de “combattant ennemi” qui n’existe dans aucune convention internationale, les États-Unis violent les conventions de Genève sur les prisonniers de guerre…

Et pire encore : la détention d’Omar Kadhr, sans preuve solide, arrêté alors qu’il était adolescent, est un déni des conventions réglementant les enfants-soldats, ces enfants manipulés par ceux qui ont autorité sur eux.

L’administration Bush sait tout cela : des experts civils américains du Defense Science Board avaient remis le 26 septembre 2004 au secrétaire d’État à la Défense, Donald Rumsfeld, un rapport où l’on pouvait lire :

« Aux yeux des musulmans, l’occupation américaine de l’Afghanistan et de l’Irak n’a pas mené à la démocratie là-bas mais à plus de chaos et de souffrances. [...] Si nous voulons vraiment que le monde musulman et le monde arabe se dirigent vers notre conception de la modération et de la tolérance, nous devons les assurer que cela ne signifie pas qu’ils doivent se soumettre à notre façon de voir. [...] Les musulmans ne haïssent pas notre liberté, mais ils haïssent notre politique. [...] La grande majorité des musulmans expriment leurs objections vis-à-vis de ce qu’ils voient comme un appui unilatéral en faveur d’Israël et contre les droits des Palestiniens, et le soutien ancien mais croissant envers ce que les musulmans voient collectivement comme des tyrannies, surtout l’Égypte, l’Arabie Saoudite, la Jordanie, le Pakistan et les États du Golfe. Donc, quand la démocratie américaine parle d’introduire de la démocratie dans les sociétés islamiques, cela n’est perçu que comme une hypocrisie. [...] Contrairement au temps de la guerre froide, les États-Unis ne cherchent pas à contenir un Empire menaçant mais à convaincre un grand courant au sein du monde islamique d’accepter les valeurs structurelles de la modernité occidentale, un agenda caché de la guerre contre le terrorisme. Aujourd’hui nous comparons les masses musulmanes à celles oppressées sous le règne soviétique : c’est une erreur stratégique. Il n’existe pas de lame de fond de désir d’être libérées de ce qu’elles voient comme des tyrannies que les États-Unis promeuvent et défendent avec détermination. [...] L’intervention des États-Unis dans le monde musulman, y compris les guerres en Irak et en Afghanistan a, en réalité, accru la stature des ennemis radicaux de l’Amérique. [...] La campagne pour l’information – certains disent la guerre des idées, cruciale dans la guerre déclarée contre le terrorisme – est essentielle car l’un des buts de la stratégie américaine dépend de l’isolement des militants radicaux de la guerre sainte islamiste par rapport à la vaste majorité des musulmans non violents. Dans ce contexte, les efforts américains n’ont pas seulement échoué, ils peuvent avoir aussi atteint l’opposé de ce qu’ils cherchaient à faire. »

Comment, dans ce contexte, l’Occident peut-il faire adhérer des pays à ses valeurs ? Comment la défense des droits de l’homme et de la démocratie ne sera pas perçue comme une vaste hypocrisie au service des intérêts américains ?

Et au fond n’est-ce pas cela la réalité de toute cette mascarade sanglante : la défense des intérêts stratégiques et économiques états-uniens ?

Que va devenir Omar Kadhr s’il est un jour libéré ? Manipulé par son père, torturé par les militaires occidentaux, abusé par les autorités des pays dits démocratiques, États-Unis et Canada en tête… En quel idéal cet enfant, qui a déjà perdu toute sa jeunesse dans des camps d’entrainement militaire et toute son adolescence dans une prison illégale, pourra-t-il croire ?

Les Occidentaux auront à répondre de la destabilisation du monde et d’avoir tué l’avenir de tous ces Omar Kadhr. Pour un objectif peut-être pas si catholique. L’Occident saura-t-elle s’en remettre ou sommes-nous en train d’assister au chant du cygne de notre idéal ?

  1. toute cette histoire ma donner des frisson dans le dos …comment le gouvernement peut il faire pour laisser un citoyen canadien emprisonner la-bas??quil le ramene ici au canada et quil soit juger en consequence de lage quil avait et des circonstance ou cela cest produit….Omar etais un enfant soldat oubliger au ordre et ce qui cest passer ne cest pas passer de sa propre volonter ..
    je trouve que le gouvernement du canada manque de jugement et de delicatesse envers lui ..apres tout, toute cette histoire nest pas de sa faute a lui sil a été forcer a des pratique illegale…
    je nai qu une chose a dire cest que le gouvernement devrais rapatrier le pauvre omar kadhr et le juger ici et avec les lois mises en vigueur pour les cas comme le sien …
    jespere que la situation va etre vite regler et que le pauvre omar kadhr seras tres vite rapatrier ici au canada.