Mes preuves d'humeur au monde

Chasse au phoque : l’arbre qui cache la forêt animaliste

In Société on 21 février 2009 at 10:51

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Les groupes de pression qui prétendent défendre le bien-être animal (animal welfare) mais qui en réalité défendent les droits des animaux (animal rights) — sous-entendu : droits de ne pas être utilisé d’aucune façon par l’Homme — formulent implicitement le postulat suivant : si l’Homme ne tuait plus aucun animal pour son besoin (nourriture, santé publique, sciences, vêtements, etc.) alors le monde animal serait parfaitement heureux et s’autorégulerait de la manière la plus harmonieuse. Les animaux vivraient une situation de bien-être jamais atteinte et l’Homme trouverait le plénitude dans une vie végétarienne.

Je fais de l’humour ? J’exagère ? Pas du tout.

Cette pensée magique est défendue le plus sérieusement du monde par la Humane Society of the United States (HSUS), People for the Ethical Treatment of Animals (PETA), International Fund for Animal Welfare (IFAW), la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation Franz Weiber et bien d’autres tout aussi manipulatrices. Car ces organisations avancent masquées. Elles ne dévoilent pas leur véritable objectif qui pourrait être rejeté par toute société normalement constituée. Et leur objectif est de nature totalitaire : forcer le monde à devenir végétarien.

Ainsi, derrière ce postulat du bien-être animal auto-régulé auquel personne ne croit — et probablement pas davantage ces groupes de pression — se cache une vision sectaire et religieuse : puisque l’animal est créature de Dieu au même titre que l’Homme, aucun de ces deux groupes ne peut se prévaloir supérieur à l’autre. Aussi nomme-t-on les Hommes les “animaux-humains” et les animaux les “animaux-non-humains”. En conséquence, l’Homme n’a aucune légitimité à affirmer une supériorité sur le monde animal et toute utilisation de l’animal à son profit est jugée immorale et mérite d’être condamnée.

On comprend mieux pourquoi ces groupes de pression jugent la chasse au phoque “barbare” ou “cruelle”, alors que cette activité, la plus réglementée au monde, vise 1) la régulation de l’écosystème (une trop grande population de phoques menacera les stocks de morues dont ils se nourrissent), 2) la survie des populations cotières et notamment Inuit 3) la santé publique (oméga 3, collagène, recherche sur des valves cardiaques à partir d’artères de phoques). Car en effet, derrière cette supposée barbarie ou cruauté, se cache le jugement moral d’une pensée religieuse.

Toutes les attaques portées contre cette activité (économiquement non significative, subventionnée par le gouvernement, surveillance déficiente, menace sur l’espèce par les changements climatiques, etc.) sont fausses et peuvent être démontées point par point. Mais l’essentiel n’est pas la vérité. Pour les groupes de pression, l’essentiel est d’user de subterfuges  — comme l’intérêt pour le bien-être animal — pour en réalité atteindre le véritable objectif : l’animal sacré, intouchable.

Que font concrètement toutes ces organisations dites “animalistes” pour améliorer le bien-être animal ? La réponse se résume en une seule action : elles militent toutes pour le végétarisme. Cela signifie qu’elles sont toutes en faveur d’un animal intouchable par l’Homme. Quelques exemples récents : PETA a lancé ces dernières semaines une campagne auprès des enfants américains contre la pêche “qui fait mal aux poissons”. HSUS et Brigitte Bardot ont lancé simultanément une campagne contre la viande de cheval. D’autres lanceront en Europe en avril une semaine internationale contre l’utilisation des animaux en laboratoire (et tant pis si c’est pour tester un vaccin contre le SIDA, l’Homme n’a qu’à utiliser ses semblables).

Je ne nie pas qu’il existe des cas de maltraitance envers les animaux et cela est inacceptable et doit être condamné. Je ne nie pas qu’il existe des personnes qui chassent des animaux menacés de disparition ce qui doit être, là aussi, condamné. Mais les organisations “animalistes” utilisent ces tristes réalités, les amalgament avec d’autres — les espèces de phoques chassées ne sont pas menacées  de disparition et ne sont pas maltraitées, les méthodes de chasse faisant l’objet d’études approfondies par des vétérinaires indépendants — pour arriver à leur fin.

Voilà pourquoi la chasse au phoque est cet arbre qui cache la forêt. C’est le cheval de Troie des groupes “animalistes” pour obtenir des garanties législatives et légales sur un futur statut de l’animal intouchable qui conviendrait à leur fantasme et leur fanatisme.

Déjà la HSUS a édité un guide aux États-Unis pour promouvoir une société végétarienne. Gardons-nous de laisser nos émotions se faire manipuler par des groupes aux soit-disant bonnes intentions. L’immoralité n’est pas là où on le croit.

  1. On ne se cachera pas que ces associations végétariennes ont pour membres de riches gauchistes citadins n’ayant jamais vu comment les « choses de la vraie vie » se passent. Et soudainement, à 20 ans, ils ont été répugnés d’apprendre que le poulet qu’ils mangent vient d’un poussin jaune et duveteux.

    Ce que je trouve le plus illogique c’est que derrière leur façon de penser se cache une morale religieuse, comme vous dites (les animaux, tout comme l’homme, ont été créés par Dieu). Par contre, s’ils prendraient le temps de lire la Bible, plus particulièrement les quelques premières pages de la Genèse, ils pourraient y lire que Dieu lui-même commande à l’Homme de peupler la terre et de soumettre les animaux à sa volonté et de les utiliser au gré de ses besoins.

    Avez-vous vu le site web de Peta durant le temps de Thanksgiving? On y proposait un jeu électronique en ligne du style Cooking Mama qui cuisinait une dinde sanglante décapitée vivante et maltraitée. Vive l’endoctrinement…

  2. Hey Mike, content de pourvoir lire tes commentaires de nouveau sur ce blog!
    Merci pour la référence à la Genèse, je vais approfondir cette piste en guise de contre-représentation… Je n’avais pas vu le site de PETA pour Thanksgiving mais ces organisations sont effectivement passées maître dans la manipulation et la désinformation.

    Message perso : je voulais répondre à ton courriel de novembre ou décembre mais mon disque dur a du être formaté et j’ai perdu messages et adresses… Peut-être m’en renvoyer un? ;-)