« J’ai toujours cru, pour ma part, que l’élite dans une société ne se définit pas par les titres universitaires, les postes d’influence ou le compte en banque. Dans la conception que je me fais d’une élite, j’inclus tous ceux qui savent réfléchir et orienter leurs efforts vers le bien commun. Ils peuvent être manœuvres, militants syndicaux, hommes d’affaires, gérants de coopératives, balayeurs de rues, fonctionnaires ou professeurs d’université. Ils peuvent être banquiers ou journalistes, techniciens ou ferblantiers, voire politiciens ! Mais ce qui fait d’eux une élite, ce ne sont ni leurs fonctions ni leurs titres. C’est, je le répète, l’aptitude à réfléchir et le souci du bien général, le dépassement des égoïsmes et des intérêts particuliers. »
Pierre-Elliott Trudeau,
Montréal, 2 avril 1968.
Articles reli´s: «:Amérique du Nord»
Citation du jour – Élite or not élite?
In Politique, Société on 1 octobre 2009 at 7:46Petition against PETA’s misuse Vancouver Olympic Games logo
In Société, Économie on 18 février 2009 at 6:13
Take Action on This Issue
“I was shocked to learn that PETA, an animal rights extremist group, launched a campaign using the logo of the Vancouver Olympics games, threatening hundreds of thousands of innocent Canadians to promote its vision of a vegan society. This group has never proposed any solution for animal welfare, and has ties to domestic terror groups, not to mention their disturbing campaigns such as denouncing medical research.
All eyes are on Canada as it prepares to host the 2010 Winter Olympics. Please help inform others that the Seal Hunt is humane. The 2010 Winter Olympics logo was created to promote Canada’s culture, not to destroy it. Let us ensure that the reputation of the Vancouver 2010 Olympic Games is not tarnished. The attack on Canadian culture by PETA must end.”
Élite to delete
In Société on 1 février 2009 at 5:23
J‘appartiendrais à l’élite.
C’est ce que l’on me dit ici ou là, dans des milieux qui s’y connaîtraient en élite. On me dit alors que je devrais accepter de participer au évènements offrant un décorum à la hauteur de ce que l’élite exige : hôtel 5 étoiles, cocktails et petits fours…
Mais qu’est-ce que l’élite au juste ? Le dictionnaire nous en donne la définition suivante :
« Minorité d’individus auxquels s’attache, dans une société donnée, à un moment donné, un prestige dû à des qualités naturelles (race, sang) ou à des qualités acquises (culture, mérites). » (1)
J’aurais donc des qualités qui me permettraient d’appartenir à une minorité d’individus ce qui m’autoriserait à exiger un prestige. Bien. Admettons.
Sauf que voilà : dans notre société-réalité de la consommation et de la démonstration ostentatoire des signes extérieurs de prestige, l’élite se définit par son compte en banque et se mesure par des privilèges matériels.
C’est toute la tristesse de cette société incapable de se penser en dehors de son système de valeurs-consommation. Le consommateur est l’étalon du système. L’élite n’y échapperait pas : elle serait aussi étalonnée selon ses capacités à jouir du luxe, à posséder l’exception. Et la jeunesse de ce monde semble dénuée d’autres références pour s’inventer un nouveau paradigme.
Si donc fait partie de l’ élite celui ou celle qui a des modes de consommations hors normes, alors nous devrions nous réjouir de compter Britney Spears ou Pamela Anderson ou je ne sais quel chanteur/chanteuse, joueur de Hockey ou de Basket parmi l’élite mondiale. Bref, tout ce que le monde compte de grandes fortunes oisives, spéculatrices, héréditaires ou de divertissement formerait l’élite.
Comparez vos cartes privilège, sortez vos passes VIP, vous faites peut-être partie de l’élite.
Parenthèse : on comprend alors que la crise financière est moins une crise économique qu’une crise de valeurs… Fin de la parenthèse.
Pour ma part, je préfère les élites intellectuelles (et possiblement fortunées) aux élites superficielles (et forcément fortunées). Quant au prestige de l’élite intellectuelle, il se mesure dans la reconnaissance du public et dans le privilège d’exercer le métier de penseur. En effet, avoir le temps de penser le monde au profit de tous, être payé pour ce faire, voyager pour confronter ses recherches et ses idées, être le philosophe de la cité de Platon, voilà sans conteste, à mes yeux, la plus grande des richesses, la plus grande distinction pour une élite.
Je n’ai pas la prétention d’en être mais c’est un objectif que je ne renierai pas.
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(1) Selon le portail lexical du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
RÉFLEXION – Loi sur la clarté référendaire de Stéphane Dion : illégitime ?
In Société on 24 octobre 2008 at 3:41La loi sur la clarté référendaire est une loi adoptée par le gouvernement fédéral du Canada en 2000 pour définir les règles que doit suivre le gouvernement du Québec dans son processus d’accès à la souveraineté.
Cette loi a été très mal accueillie par les tenants de la souveraineté québécoise car ils se voyaient imposer des règles du jeu du pays même - le Canada – duquel ils souhaitent se séparer. En outre, la loi sur la clarté référendaire a été proposée par un Ministre fédéral Québécois – Stéphane Dion – à la demande du Premier Ministre fédéral Québécois de l’époque – Jean Chrétien.
Ce sont donc des Québécois, qui croient que le Québec et la culture francophone peuvent et doivent se réaliser et s’accomplir au sein du Canada, qui se sont opposés à la volonté d’autres Québécois, ceux qui croient que le Québec et la culture francophone ne pourront jamais se réaliser et s’accomplir qu’en dehors du Canada (1).
La “loi sur la clarté”, comme on l’appelle, bien que constitutionnelle donc légale, est considérée comme illégitime par les partisans de la souveraineté. Pour eux, il n’appartient qu’aux Québécois de se prononcer sur leur éventuelle séparation et personne n’est autorisé à venir leur dire comment s’y prendre. Or, qu’en est-il vraiment ?
Le droit international
Si l’on prend la question sous l’angle du droit international, on s’aperçoit qu’il existe deux principes fondamentaux en totale opposition. L’un est “le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes”. L’autre est “l’intégrité territoriale des États”.
Ainsi, depuis que le monde est monde, le Kosovo n’a jamais été un pays. Historiquement partie intégrée à la Serbie, le Kosovo a été reconnu pays indépendant en février 2008 par la communauté internationale au nom du principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. A l’opposé, toujours en 2008, cette même communauté internationale a refusé de reconnaître l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud indépendantes au nom du principe de l’intégrité territoriale de la Géorgie.
Deux poids, deux mesures ? Oui. Car le monde ne sait toujours pas quel est le principe qui doit primer sur l’autre.
Au Canada, les souverainistes québécois font implicitement ou explicitement référence au principe du droit des peuples à disposer d’eux-même pour rejeter la loi sur la clarté référendaire. Selon ce principe de droit, la loi est en effet illégitime. Mais selon l’autre principe, celui de l’intégrité territoriale, le gouvernement du Canada – et Stéphane Dion – avait toute la légitimité pour proposer et faire voter cette loi.
Il n’est donc pas exact de dire que la loi sur la clarté référendaire est illégitime. Elle ne l’est pas dans l’absolu. Selon le principe de droit que l’on considère, la loi sur la clarté référendaire a sa place.
Mais il y a autre chose : dans le débat qui oppose les deux principes de droit pour savoir lequel des deux l’emporte sur l’autre, il se pourrait qu’il y ait plus de danger à faire triompher le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Car dans ce cas, nous ouvririons la porte à la création d’États ethniques, des États qui se créeraient uniquement par regroupement de peuples de même race et de même religion. Vous imaginez la suite : le risque de confrontations entre nations en serait démultiplié.
Si l’on considère l’hypothèse selon laquelle le principe de l’intégrité territoriale devrait primer sur le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes alors la loi sur la clarté référendaire devient absolument légitime.
Cette loi est la première expression mondiale de la primauté du principe de l’intégrité territoriale sur le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Et le plus beau est que cette loi est faite pour définir les conditions qui pourraient permettre à un peuple de disposer de sa liberté.
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(1) Ce débat trouve son origine avec la fin de la Nouvelle France et la victoire des Anglais sur les armées françaises (bataille des plaines d’Abraham, 13 septembre 1759). Il s’est particulièrement envenimé avec l’échec des accords du Lac Meech (1990). Ces accords, qui notamment reconnaissaient le Québec comme société distincte, reposaient sur la volonté de faire rentrer le Québec dans la constitution du Canada – le Québec n’a jamais signé la constitution de 1982 qui lui a été imposée de facto par le Premier Ministre de l’époque, un autre Québécois, Pierre-Éliott Trudeau.
Nous sommes donc au coeur d’une polémique vieille, pour le moins, de 18 ans et dont les racines remontent aux rivalités anglo-françaises. Cette polémique est encore montée d’un cran avec l’adoption par Ottawa de la loi sur la clarté référendaire.
Lire aussi : Pourquoi le Canada et pas le Québec ?
Stéphane Dion : l’alter-politicien
In Politique on 23 octobre 2008 at 4:38La poussière retombe doucement sur les restes fumants de la campagne électorale.
Derrière le brouillard qui se dissipe enfin, je tente de comprendre les raisons de l’échec.
Je suis convaincu que les libéraux proposaient le meilleur programme et je sais que ce n’est pas faute d’idées, de contenu que nous avons échoué.
On a beaucoup parlé de l’homme – Stéphane Dion. “Persona non grata” au Québec – because la loi sur la clarté – comme je l’ai lu encore hier. Trop peu charismatique, pas un vrai leader dit-on aussi. Mais ces arguments ne manquent pas d’ironie et de paradoxe.
En effet, on ne cesse de dire que les Canadiens sont cyniques envers la politique parce qu’ils ne se reconnaitraient plus dans des politiciens carriéristes qui serviraient leurs intérêts personnels au lieu de l’intérêt général. Parce qu’ils ne voudraient plus de ces politiciens qui passeraient leur temps à s’adonner à des “games politiques” à Ottawa plutôt que de traiter des vrais problèmes qui touchent les gens. Du coup, les Canadiens ne croiraient plus en la politique et n’iraient plus voter.
Or, ces mêmes Canadiens sont d’accord pour dire que Stéphane Dion n’était pas un politicien. Un anti-politicien, ai-je pu lire durant la campagne. Je préfère dire : un alter-politicien. Bref, une personne qui ne joue pas de “game politique”, qui a la passion de l’intérêt général et qui, notamment, souhaitait ardemment aider les moins favorisés. Un homme politique dont tous reconnaissent la droiture, l’éthique et les qualités intellectuelles. Un homme qui faisait de la politique autrement, sans faux-semblants ni langue de bois.
Alors ?
Alors peut-être que les Canadiens souhaitent en théorie ce type d’homme politique mais qu’en pratique ils se raccrochent au bon vieux leader habituel, celui qui brasse l’émotion, tape du poing sur la table, montre toute sa poigne et ses belles dents…
Un article de la Presse du début du mois disait qu’au fond personne n’aime le changement. On crie “changement !” et “réforme !” sur tous les toits et à la première occasion venue, on se replie, frileux. Parce que changer ça demande des efforts, des remises en cause tandis que la stabilité et le statu quo, c’est quand même plus confortable et moins fatiguant !
Change ! dit Obama. Mais notre journaliste de La Presse nous fait observer que pour tout changement, Obama nous proposerait un retour vers le futur : la bonne vieille Amérique des Kennedy et Roosvelt. Tout au plus, le rêve américain s’est numérisé mais il s’agit du même american dream.
Toujours est-il qu’une chose est sûre : presque un Canadien sur deux n’est pas allé voter. Il semblerait donc que le cynisme l’ait emporté. Mais, paradoxalement, en rejetant Stéphane Dion, je prédis que nous avons remisé pour longtemps dans nos tiroirs ce type de leader alter-politique. Et en rejetant le Tournant vert, il est presque assuré que les prochains politiciens remiseront aussi l’environnement.
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – J+1 : le bilan
In Société on 15 octobre 2008 at 2:24
Appelons les choses par leur nom, c’est une défaite.
Reste à savoir qui en paiera le prix le plus cher.
D’abord, le Parti Libéral du Canada peut être fier d’avoir fait une campagne honnête, intègre, courageuse. A l’image de son chef. Pas de coups bas, un projet de société ambitieux et surtout un discours qui faisait appel à l’intelligence et aux coeurs des Canadiens.
Cela n’aura pas porté. Bien. Nous n’avons pas su faire adhérer les Canadiens à notre vision. Soit.
Reste que le choix des Canadiens se porte davantage sur le court terme : régler le problème de l’économie et laisser en plan celui de l’environnement. Comme si l’un pouvait exister sans l’autre. Comme si un poisson dans son bocal pourrait voter pour des réductions de taxe et des retours d’impôts en ignorant le fait que son eau se pollue et son bocal se fissure…
Le Tournant vert visait à donner les moyens de réduire les impôts pour augmenter les taxes sur la pollution afin que les entreprises d’elle-mêmes réduisent la pollution de l’eau, la régénèrent, réparent le bocal et en prennent soin.
Mais voilà. Cela ne se fera pas cette fois-ci.
Du coup, les Canadiens viennent de décider de reporter de quelques années - ou sur leurs enfants - le problème de l’eau et du bocal – en espérant qu’il ne soit pas trop tard. Car ne nous y trompons pas : la question de l’environnement reviendra i-né-vi-ta-ble-ment sur la table ronde du prochain débat des chefs.
Entre temps, toutefois, de riches hommes d’affaires auront continué à faire du profit avec les compagnies pétrolières des sables bitumineux de l’Alberta en se servant impunément de l’atmosphère comme d’une décharge gratuite. Tout le monde en souffre ; seuls quelques uns en profitent.
Les Canadiens sont souverains. Ils ont tranché en faveur de valeurs d’une droite traditionnaliste – et près de 40% d’entre eux ont décidé ne pas exercer leur devoir de citoyen. Cette même droite que les États-uniens devraient se débarrasser dans quelques semaines.
Prenons-en acte. Et donnons-nous rendez-vous à la prochaine campagne. Pour faire triompher les valeurs de progrès.
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – Tract diffamatoire: les conservateurs se placent encore au-dessus des lois
In Politique on 14 octobre 2008 at 9:49Publicité mensongère du candidat conservateur Axel Kuhn contre le candidat libéral Borys Wrzesnewskyj
L’équipe du candidat conservateur Axel Kuhn ne respecterait pas une injonction de la Cour supérieure ontarienne l’enjoignant de ne plus distribuer ses tracts «diffamatoires».
C’est ce qu’allègue Borys Wrzesnewskyj, son adversaire libéral dans Etobicoke-Centre et victime de ces tracts. M. Wrzesnewskyj nous a rappelés ce soir à 22h00 pour répondre à nos questions. Visiblement ébranlé par l’histoire, le député sortant a affirmé que des membres de l’équipe conservatrice distribuaient encore le document cet après-midi. « Nous les avons surpris sur le fait à la porte d’une résidence. Ils ont alors déguerpi rapidement », avance-t-il.
Ses avocats se serviront de l’incident pour étayer leur cause. Car en plus de la requête, M. Wrzesnewskyj s’apprête à poursuivre Axel Kuhn pour diffamation.
Rappelons que la Cour supérieure de l’Ontario a accepté hier la requête en injonction de M. Wrzesnewskyj, estimant «diffamatoire» et source de «dommage irréparable» ce tract:
Contrairement à ce qui est affirmé, le député libéral n’a siégé que sur un de ces comités, celui des opérations gouvernementales. Il rapporte n’en avoir raté aucune séance. Il n’en est plus membre depuis septembre 2007. À la dissolution de la Chambre, il était membre d’un autre comité – non mentionné dans le tract -, celui des comptes publics. Et il a assisté à 89% des rencontres (109/123). Un des meilleurs taux du Parlement, assure-t-il.
M. Wrzesnewskyj a pris connaissance du tract samedi dernier en faisant du porte-à-porte. «Une dame m’a montré la brochure puis elle m’a presque claqué la porte au visage», raconte-t-il.
Il accuse son rival d’avoir commencé à les distribuer cette fin de semaine, dans l’espoir qu’il ne s’en rende pas compte à temps avant le jour du vote. «Nous l’avons su juste à temps», lance-t-il.
Le juge Strathy a accepté d’entendre la cause d’urgence dimanche. Il a retenu la requête.
Quelques milliers de tracts auraient été distribués, selon le candidat libéral. Il se désole aussi que des «mineurs de 11e ou 12e année» (entre 16 et 18 ans) faisaient partie de ceux qui les distribuaient.
Aux dernières élections, M. Wrzesnewskyj avait battu M. Kuhn par 29 509 contre 18 702 votes. Même s’il mène dans les sondages, il se dit inquiet. «Près du tiers des électeurs restent encore indécis. Avec toutes ces faussetés, ma réélection est menacée.»
Source : blog de Paul Journet, cyberpresse.ca
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – Des anciens de Dawson demandent aux Canadiens de voter contre Harper
In Société on 14 octobre 2008 at 9:24Daphné Cameron
La Presse
Trois élèves qui siégeaient au conseil étudiant du cégep Dawson au moment de la fusillade de 2006 et le coordonnateur du centre d’aide créé après le drame demandent aux Canadiens de voter contre les conservateurs.
Dans une lettre en anglais qu’ils ont fait parvenir aux médias hier matin, ils dénoncent le silence et l’inaction du gouvernement Harper sur la question du contrôle des armes à feu. « En ce qui a trait aux politiques sur les armes à feu, le gouvernement conservateur se cache derrière l’excuse qu’une arme semi-automatique comme le Beretta Cx4 Storm telle que celle choisie par Kimveer Gill pour attaquer les étudiants et le personnel du collège Dawson est destinée à la chasse », peut-on lire dans la lettre. « Les deux dernières années ont été une pure déception pour nous. Du manque de sympathie de M. Harper envers ce que nous avons vécu à son peu d’intérêt à protéger la vie des Canadiens. Nous leur demandons donc de voter contre ses politiques et son attitude. »
Les anciens cégépiens ont également salué l’ouverture du leader libéral Stéphane Dion, qui serait déposé à bannir le droit de posséder des armes destinées à l’usage militaire
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – Stéphane Dion soulève les foules à Laval
In Politique on 10 octobre 2008 at 11:35Stéphane Dion est venu salué les supporters libéraux de Laval ce jeudi 9 octobre. Ces derniers s’étaient déplacés en grand nombre : plus de 700 avaient répondus présents ! (contre 400 pour Harper dans la même ville 3 jours auparavant).
“Le rouge revient !” a lancé la député Raymonde Folco, animatrice de l’évènement, sous les acclamations d’une foule joyeuse.
Entouré d’une trentaine de candidats du Québec, le Chef libéral, survitaminé par sa remontée dans les sondages, a fait un discours tonic. Soulignant le mensonge permanent des conservateurs selon lequel le Tournant Vert augmenterait les taxes, Dion a lancé à la foule : “Stephen Harper a déclenché cette campagne sur un mensonge, il doit être battu sur ce mensonge !” (pour mieux comprendre le Tournant vert, lire ici).
Le bouillant Stéphane Dion a aussi déclaré que pour la première fois Stephen Harper et lui étaient d’accord sur une chose.
Le leader libéral faisait ce commentaire en référence à un discours de Stephen Harper, prononcé plus tôt dans la journée, et qui évoquait la possibilité d’un « Premier Ministre Dion ».
« Il a dit que le choix que nous aurons à faire le 14 octobre est un choix entre le Premier Ministre Harper et le Premier Ministre Dion et je suis d’accord ! » a dit Dion à ses supporters exaltés.
Dion a célébré également une autre petite victoire pour son parti. Il a félicité le courage de deux candidats québécois du Parti vert pour avoir déclaré soutenir les candidats libéraux dans leurs comtés respectifs.
Danielle Moreau a dit à la Presse Canadienne qu’elle se ralliait derrière le Candidat Libéral Ryan Hillier dans le comté de Longueuil-Pierre-Boucher afin d’aider à faire barrage à Stephen Harper. (lire les détails ici)
Le Leader libéral a aussi estimé que le Parti Libéral pourrait redevenir le parti préféré des Québécois et d’appeler les Québécois à se joindre aux libéraux. « Nous avons mieux à faire que de bloquer Stephen Harper : nous devons le remplacer ! » a lancé Dion.
« Avec Harper, on recule. Avec Duceppe, on bloque.. Avec Dion, on avance ! » a-t-il dit sous les acclamations.
Dion a également fait un appel aux Canadiens qui ont l’intention de voter NPD : « si c’est pour la justice sociale que vous voulez voter NPD, sachez que vous ne trouverez pas un Premier Ministre plus déterminé à combattre la pauvreté que moi ! Et si c’est pour l’environnement, sachez que vous ne trouverez pas un Premier Ministre plus vert que moi ! »
Humour de campagne : “Chef” dans Papineau
In Politique on 10 octobre 2008 at 9:45
Sans commentaire !
Le plan vert libéral : Beaucoup plus qu’une taxe sur le carbone, c’est une réforme fiscale!
In Société on 9 octobre 2008 at 5:37Photo par Piesto (Flickr)
Luc Godbout
Collaboration spéciale
ANALYSE
À juste titre, l’environnement est récemment devenu un réel enjeu de société. Plusieurs statistiques tous plus alarmantes les unes que les autres indiquent que des actions doivent être entreprises afin d’éviter que les rejets de carbone augmentent continuellement au cours des prochaines années. Noble objectif alors d’avoir une politique fiscale soucieuse de l’environnement.
N’étant pas un spécialiste de l’environnement, loin de moi l’idée de vouloir me prononcer sur l’aspect environnemental du plan vert libéral présenté cette semaine. Vous n’aurez donc pas de réponses aux questions suivantes. Ce plan est-il complet? La taxe sur le carbone sera-t-elle assez élevée? Un système de plafond et d’échange aurait-il été préférable?
Cela dit, le plan vert libéral suscite mon intérêt et il mérite qu’on s’y attarde. Ce dont il est question ici, c’est plus que la simple mise en place d’une taxe écologique sur le carbone, c’est en effet l’opportunité de discuter de réforme fiscale.
Réformer la fiscalité
Le point central du plan vert libéral est de proposer une réforme fiscalement neutre sur le plan financier. Ainsi, les 15 milliards $ de recettes collectées par la nouvelle taxe sur le carbone serviraient entièrement à financer des baisses d’impôts sur le revenu des particuliers et des sociétés.
Pour s’assurer qu’il soit cru, Stéphane Dion prend l’engagement que la Vérificatrice générale indiquera, chaque année, que le plan est bien fiscalement neutre.
Le plan vert libéral consiste donc à prendre d’une main pour le remettre de l’autre. Cette neutralité sur le plan des recettes collectées ne signifie pas pour autant que le plan vert libéral échange quatre trente sous pour une piastre. Il s’agit plutôt de revoir les modes de prélèvement des recettes fiscales actuellement en place, sachant que les choix en matière de politique fiscale peuvent affecter le comportement des agents économiques.
Il s’agit donc de servir de la fiscalité comme d’un outil orienteur. Si la politique fiscale peut, par la mise en place de crédits d’impôt, modifier le comportement des contribuables en les incitant à faire certains gestes souhaitables, par exemple faire plus de recherche et de développement. Inversement, la politique fiscale peut aussi en imposant davantage, « désinciter » à polluer, par exemple en décourageant l’utilisation de certains produits.
Le discours de Stéphane Dion est révélateur à cet égard : « Nous allons réduire les impôts sur ce que nous voulons voir augmenter : revenus, investissements et innovation; et nous allons réorienter ces impôts vers ce que nous voulons voir baisser : pollution, rejets de gaz à effet de serre et gaspillage. Nous allons faire payer les pollueurs et remettre tout cet argent dans les poches des Canadiens. »
Grosso modo, c’est 11 milliards $ qui retourneraient dans les poches des individus et près de 4 milliards dans celles des entreprises.
Considérant que le rendement des impôts fédéraux sur le revenu des particuliers et des sociétés s’élève à 155 milliards $ cette année, proposer une révision du dosage de la fiscalité se traduisant par une diminution de ces impôts de 15 milliards $, ce n’est pas rien. C’est un dollar sur dix des impôts collectés sur le revenu qui serait remis aux particuliers et aux sociétés.
Un prix à la pollution
De son côté, la taxe proposée sur le carbone a pour conséquence d’imposer un prix à la pollution en cherchant à mieux en refléter son coût social. En appuyant sa taxe sur le carbone sur la quantité de pollution émise, le plan vert libéral obligera les pollueurs à prendre en compte, dans leur calcul économique, le coût d’utilisation des ressources polluantes.
C’est ce que les économistes appellent le signal des prix. La taxe internalise dans les coûts de production d’un pollueur l’utilisation des ressources polluantes et leur impact sur l’environnement. En augmentant le coût de la pollution, le marché économique confronte les pollueurs aux coûts réels de l’utilisation de ressources polluantes.
Partant de là, lorsque bien modulée, la taxe fait en sorte que l’économie s’ajusterait.
Le plan vert libéral fixe le prix à dix dollars par tonne d’émissions de gaz à effet de serre la première année. Ensuite, la taxe augmentera pour atteindre quarante dollars la tonne après quatre ans.
À tout prendre
Le b-a-ba économique reconnaît qu’on devrait imposer moins ce qui est utile et désirable, notamment le travail et l’investissement alors qu’on devrait taxer ce qui ne l’est pas, par exemple la pollution. C’est ce que fait le plan vert libéral. Pourquoi alors, le premier ministre Harper, diplômé en économie, faut-il le rappeler, dit-il qu’il s’agit d’une idée folle ?
Parlant folie, le plan vert libéral est clairement moins fou que la promesse de réduire la TPS.
En marge de la seconde réduction du taux de la TPS, le Globe and Mail avait demandé à 20 économistes de partout au Canada de se prononcer sur l’opportunité de réduire la TPS. Seize d’entre eux disaient qu’il s’agissait d’une mauvaise idée alors que deux autres indiquaient que l’idée n’était pas pertinente. Quatre-vingt-dix pour cent, donc, n’étaient pas favorables.
Pourtant, contre toute logique économique, la TPS a été réduite.
Le défi de Stéphane Dion sera de convaincre qu’il offre une opportunité d’accroître l’efficacité de la fiscalité simplement en modifiant la manière de prélever les recettes fiscales afin de taxer mieux.
_________________
Luc Godbout est professeur à la Chaire en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke.
luc.godbout@usherbrooke.ca
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – Une candidate du Parti vert apporte son appui au candidat Libéral
In Politique on 9 octobre 2008 at 4:13***DERNIÈRE MINUTE***
Cyberpresse annonce le ralliement d’un deuxième candidat du Parti vert au profit d’un candidat du Parti Libéral
“Les appels lancés par Stéphane Dion semblent avoir être entendus, sinon par des bloquistes, à tout le moins par des verts. Deux candidats québécois du Parti vert, l’un dans la circonscription de Longueuil-Pierre-Boucher et l’autre dans celle de Montmagny-l’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, ont invité hier leurs supporters à voter pour le candidat libéral local. “
Source : Cyberpresse, 9 octobre mis à jour à 16h15
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L’appui de la candidate du Parti Vert au candidat libéral démontre le leadership rassembleur de Stéphane Dion
Source: CNW – Oct 9, 2008 14:54
COMMUNIQUE diffusé par Canada NewsWire, Toronto 416-863-9350
LONGUEUIL, QC, le 9 oct. /CNW Telbec/ – Le candidat libéral dans Longueuil – Pierre-Boucher, Ryan Hillier, est d’avis que l’appui que lui a accordé aujourd’hui la candidate du Parti Vert démontre que le momentum de la présente campagne électorale avantage maintenant l’équipe libérale de Stéphane Dion.
“L’appui de la candidate du Parti Vert Danielle Moreau à mon endroit est l’illustration parfaite du style de leadership rassembleur de M. Dion, qui est tout le contraire du style de M. Harper, lui qui favorise plutôt l’approche voulant qu’il faut diviser pour régner”, a observé M. Hillier en apprenant la nouvelle.
“Je tiens à souligner le courage politique dont fait preuve aujourd’hui Mme Moreau en se tenant debout pour ses convictions, et en faisant passer les grands enjeux avant la partisannerie. Je suis évidemment très heureux qu’elle incite les électeurs qui songeaient à voter pour le Parti Vert et ceux qui se soucient d’environnement à m’appuyer le jour du scrutin. Cependant, je sais que je devrai me montrer digne de leur confiance si je suis élu grâce à leur appui. Je veux les assurer que je ferai tout en mon possible pour me montrer digne de la confiance qu’ils m’accorderont”, a par ailleurs déclaré M. Hillier.
Par ailleurs, M. Hillier indique que l’appui de la candidate du Parti Vert à son endroit constitue une validation supplémentaire du programme électoral libéral.
“Au cours de la campagne, des centaines d’économistes, d’environnementalistes, et d’experts indépendants de tous les domaines ont reconnu la validité et la pertinence du plan libéral. L’appui de Mme Moreau aujourd’hui vient ajouter encore davantage de poids à toutes ces voix qui s’unissent dans l’espoir de bâtir un Canada plus riche, plus juste, et plus vert”, a conclu M. Hillier.
Renseignements: Campagne Ryan Hillier, (514) 295-8255
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – Harper à l’épreuve des faits : informez-vous !
In Politique on 9 octobre 2008 at 2:43
ToutsaufHarper.ca
Le site web qui vous rappelle les (mauvaises) actions du gouvernement Harper.
Votez informés. Cliquez ici.
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – Les médias dénoncent la plateforme des Conservateurs
In Politique on 8 octobre 2008 at 12:02
Le Devoir – ÉDITORIAL, mercredi, 8 octobre 2008, p. a8
Sansfaçon, Jean-Robert
Plan conservateur : les inconnues persistent
“[...] contrairement à ce qu’avait déclaré la ministre Josée Werner, il n’y a rien pour remplacer les programmes d’aide éliminés en début de campagne.”
“[...] les électeurs ont eu droit à une plateforme complète, et encore, elle est bien mince.”
“[...] il n’y a rien dans cette plateforme de dernière minute pour contrer les effets d’une crise.”
“[...] En matière économique comme en toute autre, à l’exception de la lutte contre la criminalité où les conservateurs sont très explicites, ce parti maintient la ligne de la non-intervention. Et surtout, il s’abstient de parler de déréglementation, une approche qui frise pourtant l’obsession parmi les défenseurs de l’équipe Harper.”
“[...] Malgré la conjoncture menaçante, M. Harper choisit de laisser le marché trouver seul l’équilibre idéal.”
“[...] l’approche conservatrice inquiète plus qu’elle ne rassure.”
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La Presse – Forum, mercredi, 8 octobre 2008, p. A27
Dubuc, Alain (Collaboration spéciale)
Prisonnier de son dogme
“[...] sur le fond, il n’a pas changé et ne propose strictement rien.”
“[...] son “plan” consiste à continuer de faire ce qu’il fait depuis deux ans et demi.”
“[...] Le problème, c’est que le monde a changé. Et que M. Harper, prisonnier de son dogme, semble incapable de s’adapter à ce changement.”
“[...] Le chef libéral Stéphane Dion, lui, a proposé un plan, [...] c’est le devoir d’un chef d’État d’être prêt à toute éventualité.”
“[...] Pendant son bref règne de deux ans et demi, le gouvernement Harper a connu une crise, la montée rapide du dollar et son effet désastreux sur l’industrie manufacturière. Qu’a-t-il fait? Rien.”
“[...] le dogme conservateur lui-même, [...] consiste à limiter le rôle de l’État dans l’économie à la gestion des finances publiques.”
“[...] Stephen Harper est seul. Ailleurs dans le monde, les quatre principaux dirigeants européens se sont rencontrés ce week-end pour définir une position commune face à la crise. Le président Bush est ouvert à un sommet du G8 sur la question. Et M. Harper propose le même plan qu’il y a deux ans !”
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Le Soleil – Éditorial, mercredi, 8 octobre 2008, p. 32
Breton, Brigitte
Harper pris au piège
“[...] La plateforme conservatrice est tombée à plat.”
“[...] Le chef conservateur, dont le désir de contrôle est bien connu, s’est pris lui-même au piège.”
“[...] Ce n’est pas du programme conservateur qu’on parle depuis hier midi dans les médias. Mais bien de la minceur des mesures envisagées pour prévenir une crise financière comme celle qui perturbe les États-Unis et pour stimuler l’économie canadienne.”
“[...] Les conservateurs comptent poursuivre le travail entrepris. Pourquoi pressait-il tant de déclencher des élections si le Parti conservateur a si peu d’éléments nouveaux et mobilisateurs à soumettre aux Canadiens?”
“[...] Le caractère partisan du déclenchement précipité des élections apparaît aujourd’hui dans toute sa splendeur.”
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La Presse – Actualités, mercredi, 8 octobre 2008, p. A8
ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 – Chronique
Marissal, Vincent
Les batailles perdues de M. Harper
“[...] Présenter son programme électoral au 31e jour d’une campagne qui en compte 35, c’est en effet très tard. Surtout quand on sait que Stephen Harper y a été forcé par ses adversaires et les commentateurs, unanimes à critiquer sa passivité devant la crise financière mondiale.”
“[...] M. Harper a déclenché des élections en disant qu’il est le mieux placé pour gouverner en temps de crise, mais plus cette crise approche, moins il semble prêt à réagir.”
“[...] L’une des plus grandes faiblesses de la politique des conservateurs – mais ça, M. Harper ne l’admettra pas -, c’est d’avoir volontairement réduit les revenus de l’État, de s’être privés d’un coussin, en baissant la TPS de 2%, notamment. Ces petits 2% de moins de TPS, qui profitent évidemment aux plus riches qui consomment davantage, font perdre entre 10 et 12 milliards par année à Ottawa.”
“[...] Mais, à la guerre comme à la guerre, M. Harper était mal préparé pour cette campagne et, naturellement, il en paye le prix.”
“[...] C’est tout de même une curieuse idée de partir en campagne sans programme.”
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Le Devoir – LES ACTUALITÉS, mercredi, 8 octobre 2008, p. a1
Castonguay, Alec
Plate-forme minceur au PC
“Toronto – À une semaine du scrutin, le Parti conservateur a dévoilé hier une plate-forme électorale minceur qui réserve peu de surprises. Plusieurs mesures recyclent des engagements du précédent gouvernement, notamment envers le Québec.”
“[...] La plate-forme dévoilée hier à Toronto renferme 8,6 milliards de dollars d’engagements sur une période de quatre ans. [...] À titre de comparaison, les engagements du Parti libéral totalisent 55 milliards de dollars sur quatre ans, combinés à une taxe sur le carbone qui promet une réforme fiscale et des baisses d’impôts.”
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Le Devoir – POLITIQUE, mercredi, 8 octobre 2008, p. a4
Lévesque, Kathleen
“Le plan Harper transpire l’improvisation”
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – Harper et l’environnement : le complot socialiste contre l’Alberta
In Politique on 7 octobre 2008 at 9:15”Au lendemain de l’élection du gouvernement conservateur de Stephen Harper au Canada, les patrons de l’industrie pétrolière des États-Unis se sont réunis à Houston (Texas) avec les dirigeants des grands projets d’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta.
” Au cours des prochaines décennies, 100 milliards seront investis dans cette richesse enfouie sous la forêt boréale.
“Cela laissera des trous que l’on pourra voir depuis l’espace pendant 1000 ans.”
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ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – Le gouvernement Harper a approuvé l’utilisation de quatre lacs comme dépotoirs de déchets de mine
In Société on 7 octobre 2008 at 8:49Source: CNW – Oct 6, 2008 12:05
COMMUNIQUE diffusé par Canada NewsWire, Toronto 416-863-9350
OTTAWA, le 6 oct. /CNW Telbec/ – Le Conseil des Canadiens et Mines Alerte ont rendu public un rapport rédigé par Environnement Canada en décembre 2007 qui révèle que le ministère possédait de l’information cruciale sur la crise imminente de l’eau douce au Canada.
Intitulé “A Federal Perspective on Water Quantity Issues”, le rapport, obtenu en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, prévient “qu’il pourrait y avoir un risque accru de conflit de compétences en matière de gestion de l’eau entre les provinces et également entre le Canada et les États-Unis.” (traduction)
“Le gouvernement Harper a balayé systématiquement la menace des exportations d’eau en vrac, tout en faisant disparaître le rapport. Nous sommes préoccupés de voir que cette information, qui contredit les affirmations de Stephen Harper, n’a pas été publiée il y a plusieurs mois,” dit Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens. “Nous savons maintenant qu’Environnement Canada a souligné la possibilité de pression pour exporter l’eau aux États-Unis, étant donné la crise de l’eau dans le sud-ouest des États-Unis et les incidences des changements climatiques.” a-t-elle ajouté.
Le rapport d’Environnement Canada met également en valeur le mythe de l’abondance d’eau douce au Canada et souligne que seulement 1% de la réserve d’eau totale du Canada est renouvelée chaque année. Il souligne la consommation industrielle non durable de l’eau dans les secteurs de l’énergie et de l’agriculture.
Le Conseil des Canadiens et Mines Alerte sont préoccupés par le manque de protection législative de l’eau douce du Canada en ce temps de crise et affirment que les dernières politiques ont exacerbé le problème.
Les deux organismes ont mené une campagne active contre “l’annexe 2″ du Règlement sur les effluents des mines de métaux de la Loi sur les pêches, qui permet aux sociétés de demander la permission d’utiliser les plans d’eau douce comme bassins de résidus. Le gouvernement Harper a approuvé jusqu’ici l’utilisation de quatre lacs comme dépotoirs de déchets de mine; de nombreux autres lacs sont destinés à connaître le même sort.
“Le rapport d’Environnement Canada fait part de l’incertitude du gouvernement par rapport à la quantité d’eau douce disponible au Canada ainsi que la pression croissante sur nos ressources en eau,” affirme Catherine Coumans de Mines Alerte. “Nous sommes outrés par le fait qu’Environnement puisse en même temps transformer nos écosystèmes en dépotoirs de produits toxiques pour les compagnies minières. C’est inacceptable que l’on puisse privatiser une ressource publique précieuse de cette manière.”
Les groupes sont inquiets de voir que les recommandations du rapport n’exigent pas l’élaboration d’une politique nationale de l’eau pour protéger l’eau douce du Canada, interdire les exportations d’eau en vrac et reconnaître que l’eau est un droit de la personne.
Le rapport est disponible en anglais au :
“J’ai honte de ce Canada” – Sénateur Serge Joyal
In Politique on 7 octobre 2008 at 8:36
« J’ai honte de ce Canada, de celui qui se targuait d’être un des pays les plus libres du monde. J’ose espérer que vous partagez cette conviction que la censure a posteriori des films, que les coupures aux oeuvres qui ne plaisent pas au politicien du jour, que les limites à la liberté d’expression sur les ondes publiques, aux galas ou sur les autres scènes, sont détestables, indignes d’une société libre et malvenues de la part d’un gouvernement qui se targue d’être un modèle.
« Rarement aura-t-on vu à la tête d’un pays qui se propose d’enseigner les principes de la démocratie moderne aux pays en émergence autant de graine de violence morale et de malignité publique. [...] Rendons-nous à l’évidence : cette forme de bêtise est bien incarnée et elle cherche en fait à s’enraciner, et il faudra y faire face si on ne veut pas qu’elle sape les fondements mêmes de notre liberté. Il y a des situations où il faut relever la tête.
« Nous devons nous rendre à l’évidence : le prince du jour se propose de sévir pour limiter, a posteriori, la liberté d’expression des producteurs de films, pour réduire la liberté de créer dans les nouveaux champs d’expérimentation, pour rabaisser au rang d’une activité marginale l’oeuvre qui en fait ne satisferait pas ses canons religieux ou ne ferait pas ses frais, ravalant l’art au niveau de l’amusement public voire d’une activité triviale. Et puis qui sont-ils tous ces artistes qui se pavanent dans les galas, aux frais des payeurs de taxe et qui se permettent de venir cracher dans la soupe préparée à grand renfort de subventions publiques ? Pincez-moi! Je rêve… Nous revoilà au jour de la grande noirceur.
« Avez-vous remarqué qui a applaudi à cette façon de gérer l’espace public ? Les groupes de droite qui carburent à l’évangélisme, les démagogues qui occupent les ondes des radios populaires, les pleutres qui n’osent critiquer le prince mais qui en fait n’ont jamais eu pour la culture que la perception primaire que ce qui se vend est ce que le public veut et que si le public en veut c’est parce que ça se vend, alors payez pour… »
- L’honorable Serge Joyal, Sénateur | Montréal, 6 octobre 2008 | Extraits d’une allocution sur la liberté d’expression
Tout le monde en parle de Stéphane Dion !
In Société on 6 octobre 2008 at 10:27
Une autre façon de découvrir le Chef libéral et ses ambitions pour le Canada.
Un moment de sincérité et de dialogue sous les questions aiguisées de Guy A. Lepage et les fanfaronnades du Fou du roi.
Une campagne d’espoir
In Politique on 5 octobre 2008 at 7:56
Une campagne d’espoir.
Voilà comment Stéphane Dion a engagé sa campagne. Avec l’espoir qu’ensemble nous pouvons changer vraiment notre société pour qu’elle soit plus forte, plus juste et plus respectueuse de l’environnement.
Nous qui connaissons Stéphane Dion ne doutons pas de sa détermination a vouloir nous aider à adapter notre société aux défis de demain. “C’est le combat de ma vie” a-t-il dit. Aidons-le. Aidons-nous. Pour nous-mêmes et les générations futures, faisons-le ensemble.
Un vote Libéral, c’est un vote pour l’espoir.
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – Le plan libéral des 30 premiers jours pour l’économie
In Politique on 3 octobre 2008 at 4:38
Lors du débat des Chefs en français, mercredi 1er octobre, Stéphane Dion a créé la surprise. Il a annoncé qu’un nouveau gouvernement libéral mettra en oeuvre un plan d’action en cinq points dans les 30 jours qui suivront son arrivée au pouvoir, afin de donner aux Canadiens la clarté et l’assise dont ils ont besoin dans le contexte économique et financier actuel.
Selon ce plan, le gouvernement libéral :
1. Demandera aux dirigeants des grandes agences de régulation financières du Canada, notamment le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), la Société d’assurance-dépôts du Canada (SADC), la Société Canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) et la Banque du Canada, d’évaluer l’état et l’efficacité du système de régulation financière au Canada dans le contexte de la situation économique mondiale actuelle.
2. Réunira les principaux économistes indépendants du secteur privé pour faire le point sur la situation économique et les tendances au Canada et à l’étranger pour l’année prochaine.
3. Demandera au ministère des Finances de préparer une mise à jour économique et financière pour la fin de la troisième semaine d’exercice d’un nouveau gouvernement libéral.
4. Réunira les premiers ministres des provinces et des territoires du Canada pour réagir à la nouvelle situation économique du Canada et pour assurer la meilleure coordination possible des efforts à l’échelle du pays.
5. Travaillera en partenariat avec les provinces pour repérer les projets qui sont le plus porteurs d’emplois et d’investissements dans le secteur manufacturier. Ensuite, un gouvernement libéral accélérera l’attribution de fonds au titre de notre programme en faveur de l’infrastructure, et au titre de notre Fonds pour la prospérité et les industries de pointe, doté de 1 milliard de dollars.
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – Dion vainqueur du débat des Chefs en français (IPSOS-REID)
In Politique on 2 octobre 2008 at 10:56SONDAGE IPSOS REID: DION GAGNANT DU DÉBAT POUR 40% DES RÉPONDANTS
Instant poll finds Dion clear debate winner French-speaking Canadians surveyed by Ipsos Reid immediately after Wednesday’s debate said the Liberal Leader won the night, and one in five viewers say they changed their mind
BRODIE FENLON – Globe and Mail Update – October 2, 2008 at 9:24 AM EDT
TORONTO – Liberal Leader Stéphane Dion clearly prevailed in the French-language leaders’ debate, according to viewers surveyed by Ipsos Reid immediately after Wednesday’s telecast.
The online poll found 40 per cent of voters said Mr. Dion won the debate, compared with 24 per cent who gave the contest to Bloc Québécois Leader Gilles Duceppe. Conservative Leader Stephen Harper came in at 16 per cent, NDP Leader Jack Layton at 11 per cent, and Green Party Leader Elizabeth May at just 1 per cent.
While there was no knock-out punch, Mr. Dion was at ease in his native tongue and set the agenda by promising he would implement a five-point economic action plan within 30 days of becoming prime minister, which would include programs to improve Canada’s infrastructure and rescue the ailing manufacturing sector. He may have also benefited from low expectations after a rocky campaign plagued by poor polling numbers.
The Ipsos Reid poll found 36 per cent of viewers rated Mr. Dion as the leader who sounds and acts most like a prime minister, ahead of Mr. Harper at 31 per cent. One in five respondents – 20 per cent – said they had changed their mind about who to vote for as a result of viewing the debate.
The debate, which took place at the National Arts Centre in Ottawa, was seen as critical to Mr. Harper’s effort to win a majority government and to Mr. Dion’s efforts to revive the faltering Liberal campaign. The bout saw Mr. Harper raked over the coals, smiling thinly as his opponents did most of the talking. The multipronged barrage appeared to leave the Conservative Leader resigned to having to weather the onslaught.
Other findings:
* 41 per cent of voters said Mr. Dion offered the best policies and ideas during the debate. In second was Mr. Duceppe at 22 per cent, Mr. Layton at 19 per cent, Mr. Harper at 13 per cent and Ms. May at 1 per cent.
* Mr. Layton was ranked most likeable and the person voters would most like to go out with for a bear or coffee. Mr. Layton was also viewed to be the most visually attractive (33 per cent), following by Mr. Duceppe at 22 per cent, Mr. Dion at 19 per cent, Mr. Harper at 15 per cent and Ms. May at 5 per cent.
A total of 637 French-speaking Canadian voters were polled online immediately after the debate. The results are considered accurate plus-or-minus 3.9 per cent, 19 times out of 20. The data were statistically weighted to ensure the sample’s age, sex, regional and party support composition reflects that of the actual French-speaking voter population.
Un candidat conservateur déclare être favorable à la taxe sur le carbone
In Politique on 2 octobre 2008 at 10:29Le candidat conservateur Michael Chong est favorable à la taxe sur le carbone
OTTAWA – Après avoir qualifié le Tournant vert libéral de « fou » et de « risqué », Stephen Harper doit maintenant penser que son propre candidat conservateur Michael Chong intervient pour « duper tout le monde » également.
Dans un message adressé à ses électeurs le 18 mars 2008, M. Chong, le candidat conservateur dans Wellington-Halton Hills, a expliqué comment une autre solution à l’« approche contrôlée et centralisée » était nécessaire pour faire face au problème du développement urbain et de la crise environnementale. Il s’est plutôt montré en faveur de l’utilisation des « forces marché » par le biais d’une taxe sur le carbone.
Loin de copier le mantra conservateur selon lequel assigner un coût au carbone serait risqué et destructif pour l’économie, M. Chong a écrit qu’« en plus des avantages environnementaux consistant à arrêter le développement urbain, cela pourrait également générer des avantages économiques. Tous les autres facteurs demeurant les mêmes, la productivité et les salaires augmenteraient. Réduire l’impôt sur l’épargne et les investissements permettrait d’augmenter les revenus des marchés des capitaux. Cela signifie une augmentation du capital dont les entreprises disposent pour financer les installations et les équipements, qui en retour leur permettront d’augmenter la productivité et les salaires. »
Les libéraux sont d’accord avec le point de vue de M. Chong : « si nous ne faisons rien, nos enfants hériteront d’un environnement détruit et d’un système d’infrastructure de plus en plus grandissant qu’ils pourront difficilement maintenir. Nous pouvons faire mieux que de laisser un tel héritage aux générations futures. »
Nous sommes ravis de voir que M. Chong comprend les avantages réels du plan libéral. Notre projet de réduire l’impôt sur l’investissement permettra de renforcer la productivité et de mettre en place de bons incitatifs pour bâtir une économie plus viable.
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – Dion convainc les Québécois au débat des Chefs en français
In Politique on 2 octobre 2008 at 10:06Nous qui supportons Stéphane Dion savons à quel point il est un homme de convictions, à quel point il travaille avec acharnement – ne dormant que quelques heures par nuit – à quel point il s’est préparé à prendre la relève du pouvoir avec un programme solide pour l’économie, solide pour l’environnement et solide pour la justice sociale.
Les millions de dollars des conservateurs dépensés en publicités négatives pour “brainwasher” les cerveaux des Canadiens ne pouvaient rien durant le débat des Chefs. Dion s’est montré au public tel que nous le connaissons : maîtrisant ses dossiers, respectueux de ses adversaires et prêt à agir le 15 octobre au matin.
Voilà donc pourquoi ce n’est pas une surprise pour ceux qui le connaissent vraiment de lire les commentaires de la presse et les sondages de ce matin.
Et vous qu’en avez-vous pensé ?
AVANTAGE DION
Le libéral Stéphane Dion n’a pas cassé la baraque, mais il est celui qui a le mieux tiré son épingle du jeu hier soir.
Il ne s’est pas contenté d’attaquer le premier ministre sortant. Il a profité de ses interventions pour présenter son programme, étayer ses propositions. C’est ce qu’on attend d’un débat des chefs.
Les débats tournent à vide lorsqu’ils sont le théâtre d’attaques démagogiques et populistes. Ils acquièrent un sens lorsque des candidats saisissent les occasions offertes pour exposer leur vision.
C’est ce que M. Dion a fait. Il a livré de la substance. Surtout, il l’a fait de façon intelligible. Et ce, dès le début de l’engagement qui a porté sur la crise financière américaine. [...]
Le chef conservateur, Stephen Harper, n’a pas été à la hauteur. Il savait qu’il serait la cible de toutes les attaques. Ses explications tombaient néanmoins à plat.
Ce qui étonne est qu’il n’a rien proposé. Pas même sur le thème de la crise financière qu’il avait pourtant lui-même réclamé au consortium des télédiffuseurs.
Il a été desservi par le fait que cet exercice se déroulait en français. Mais aussi par l’extrême prudence dont il a fait preuve.
Comme si les compressions dans le domaine culturel et le durcissement des peines contre les jeunes contrevenants l’avaient d’emblée placé sur la défensive.
Il faut cependant se souvenir que ce n’est pas lors des débats que M. Harper a remporté le scrutin de 2006. C’est lorsqu’il a promis, dans un discours à Québec, qu’il réglerait le déséquilibre fiscal et qu’il pratiquerait un fédéralisme d’ouverture.
Présentera-t-il quelque chose sur le pouvoir fédéral de dépenser d’ici le 14 octobre?
Vidéo de campagne : Harper plagie le discours du PM Australien pour justifier la guerre en Irak
In Politique on 30 septembre 2008 at 2:58
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – Appel au vote stratégique pour l’environnement
In Politique on 30 septembre 2008 at 11:37ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – Le retour du macareux
In Politique on 29 septembre 2008 at 6:52Dimanche, le 28 Septembre 2008 | Mise en ligne à 23h03 |
Commentaires (18)
GILLES TOUPIN
OTTAWA – C’est l’anniversaire de naissance de Stéphane Dion aujourd’hui ce dimanche 28 septembre. (C’est aussi l’anniversaire de Djemila, mais cela est une autre histoire…) Le chef libéral célèbre ses 53 ans.
Hier, pendant le vol qui le ramenait de Hamilton à Ottawa, M. Dion s’est fait surprendre par les journalistes. Je crois qu’il ne s’y attendait pas. Il semblait tout ému…
Les caméras se sont mises à tourner et nous avons tous entonné le traditionnel «Joyeux anniversaire…». Juliet O’Neil, du Ottawa Citizen, s’est chargée de faire la petite présentation :
«Vos adversaires ont tenté de vous dépeindre depuis le début de la campagne sous un jour qui n’a rien à voir avec ce que vous êtes vraiment. Or, il y a un oiseau aussi qui a été plutôt malmené dans cette campagne, le macareux moine, celui-là que les conservateurs ont utilisé dans une pub pour vous salir… Nous pensons que le macareux n’est pas si mal élevé que cela. Nous vous offrons donc cette aquarelle qui représente de belle manière le macareux moine. Mais pour ajouter un peu de magie à ce présent, nous tenons à vous préciser que l’artiste qui a créé l’œuvre se nomme Paule Saint-Laurent et qu’elle est la petite fille du premier ministre libéral du Canada Louis Saint-Laurent.»
M. Dion nous a chaleureusement remerciés. «J’espère que l’on vous a bien traité, a-t-il dit. Et vous pouvez compter sur moi. Je n’enverrai jamais la GRC à vos trousses pour vous empêcher de faire votre travail, comme l’a fait M. Harper.»
Voilà qui terminait pour moi trois semaines de travail auprès du chef libéral. Dès lundi je vais suivre la campagne du chef conservateur.
Stéphane Dion respecte la presse et l’a démontré tout particulièrement la semaine dernière à Toronto. Nous étions sur le toit-terrasse d’une maison de retraités dans le quartier High Park. Le chef libéral venait de faire un discours aux quelque cent personnes présentes. Il a par la suite convoqué les journalistes à une conférence de presse en présence de l’assistance, ce qui n’était peut-être pas la meilleure idée. Or, quand le collègue du Toronto Star, Bruce Campion-Smith, a interrogé M. Dion au sujet du renvoi de sa candidate au Manitoba, Mme Lesley Hughes, parce qu’elle avait défendu la théorie du complot au sujet des attentats du 11 septembre 2001, certains spectateurs se sont mis à chahuter les journalistes en leur criant que cette question n’avait aucune pertinence et que nous n’avions pas d’affaire là.
Stéphane Dion s’est alors précipité pour calmer les gens. S’apercevant qu’on ne pouvait entendre ce qu’il disait, il est vite retourné à son micro.
«Écoutez, mesdames et messieurs, le Parti libéral du Canada va toujours défendre la liberté de la presse. Jamais nous n’utiliserons la GRC pour empêcher les journalistes de parler à nos candidats et candidates, comme l’a fait M. Harper. S’il vous plaît, mesdames et messieurs les journalistes, posez-moi vos questions.»
Tout est alors rentré dans l’ordre. Je dois dire que le chef libéral nous a tous surpris. C’était la première fois en sept campagnes électorales que j’étais témoin d’une telle scène. Habituellement, les politiciens sont contents lorsque l’on se fait un peu brasser et ils se croisent les bras.
L’aquarelle du macareux rappellera toujours à Stéphane Dion que par son respect il s’est gagné le nôtre.
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ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – Avant que le Québec-au-bois-dormant ne se réveille cocu
In Politique, Société on 24 septembre 2008 at 6:37A force de ne regarder que l’image formatée des communicateurs, de ne prêter attention qu’à l’émotion travaillée par les conseillers, de ne donner crédit qu’aux impressions trompeuses, le Québec pourrait se réveiller cocu le 15 octobre.
“Stephen Harper présente bien. Il nous représentera bien à l’étranger” ai-je pu lire dans un article qui rapportait le sentiment d’un aîné.
Omar Kadhr, depuis sa cellule de Guantanamo, ne doit pas la trouver drôle. Comme carte de visite à l’étranger, on fait mieux. Les Chinois et les Russes doivent bien rire d’une telle réflexion, eux qui n’ont pas été ménagés par des positions radicales et idéologiques de notre Premier-Ministre-carte-postale. Et les nombreux défenseurs de l’image du Canada comme pays des casques bleus et tête de file des nations protectrices de l’environnement doivent se demander sur quelle planète vivent tous ces Québécois qui trouvent Harper bien mignon.
“J’ai confiance à Harper pour gérer l’économie. Il doit avoir sa chance” ai-je lu dans un autre article qui citait un ancien séparatiste vivant proche de la frontière américaine et inquiet de la chute de l’économie de nos voisins du Sud.
Nos artistes aussi pensent qu’ils doivent avoir leur chance. Mais leur chance à eux n’est pas compatible avec celle de Harper. Que vaut l’Art et la Culture pour des gens préoccupés exclusivement par une philosophie individualiste au nom de laquelle l’État ne peut que gaspiller l’argent du contribuable qui a tout intérêt à retourner au plus vite dans les poches des citoyens tellement plus habiles à faire les bonnes dépenses ?
Quant à la gestion économique de Harper elle est simpliste : moins d’État et plus de privé. Autrement dit, moins d’intérêt général et plus d’intérêts particuliers. Ou encore : débrouillez-vous dans le marché. On vous file 200 dollars pour mettre votre enfant en garderie tout un mois durant et vous n’avez qu’à prier ou faire du lobbying pour qu’une compagnie décide de vous proposer des garderies à 7 dollars par jour au lieu des 35 dollars habituels.
Et comme les Conservateurs sont liés aux Églises, il y a des chances pour que le cours de la bourse des cierges augmente, ce qui ne serait pas mauvais pour l’économie et propice à la réalisation de vos voeux pieux.
Et puisqu’il y a moins d’État, il n’y a pas besoin de ce fonds de 3 milliards de dollars que les libéraux avaient créé pour protéger les Canadiens des aléas de l’économie. Les conservateurs l’ont supprimé. Les gens n’ont qu’à être riches et bien portant !
Le 15 octobre, les Québécois se réveilleront peut-être avec la satisfaction béate d’avoir élu un Premier-Ministre qui sourit aux enfants dans les clips à la télé, qui porte une belle chemise bleu poudre repassée, qui parle d’une voix calme et bienveillante comme un bon père de famille et qui partage son repas autour d’une table avec ses amis Ministres. Mais ces mêmes Québécois risquent de ressentir très vite une douleur - à un endroit que la décence m’interdit de nommer – qui aura le goût du retour amer à la réalité.
Notez bien que rien n’est joué et qu’il est encore possible que le Québec-au-bois-dormant se réveille avant d’être cocu. Habituellement, les belles histoires se terminent bien.
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – JOUR 17 – Un “programme de société”
In Politique on 23 septembre 2008 at 3:40
Le Soleil
Éditorial, mardi, 23 septembre 2008, p. 26 (texte intégral)
La barre est haute
Salvet, Jean-Marc
Le plan d’action des libéraux fédéraux est sérieux. On y sent l’empreinte du prof Stéphane Dion de bout en bout.
Rien n’a été oublié dans ce programme. Il vise large. “Un Canada plus prospère, plus juste et plus vert” est un véritable programme de société. Un plan comme les partis politiques en confectionnaient à l’époque où tout était à construire.
Indéniablement, il y a de l’ambition là-dedans. Bravo pour les objectifs.
Le plan libéral offre une “vision” globale. Le mot a beau être devenu un cliché, il prend ici tout son sens.
Cette vision libérale se situe, on le sait, aux antipodes de celle des conservateurs en environnement, en matière de loi et d’ordre ainsi qu’en ce qui a trait au soutien aux plus démunis. Elle figure maintenant noir sur blanc dans un programme officiel.
Certains éléments se sont quand même retrouvés là par bête réflexe partisan. Pourquoi rétablir une partie des privilèges des fiducies de revenu abolis par le gouvernement Harper si ce n’est pour prendre son contre-pied ? C’est une erreur.
Mais on trouve peu d’erreurs du genre dans ce plan.
Ce que l’on doit se demander, par contre, c’est si un programme proposant des changements aussi importants n’avait pas plus de chances de susciter l’adhésion à l’époque où les responsables politiques inspiraient davantage confiance. Que peut-il en être lorsqu’un sentiment de défiance domine?
Face au cynisme, le programme dévoilé hier peut difficilement convaincre.
Prenons le Tournant vert. Les citoyens qui se donneront la peine de lire le document continueront en effet de se demander si les baisses et les crédits d’impôt auxquels ils auraient droit compenseraient le coût de la taxe sur le carbone.
Même problème avec la réserve pour “éventualités” de 3 milliards $ par an qu’un gouvernement Dion restaurerait. Il était plus facile il y a 10 ans de dire que ce coussin serait constitué d’une réallocation de sommes épargnées à l’issue d’un examen détaillé des dépenses de l’État. Aujourd’hui, bien des gens exigent de savoir tout de suite dans quels programmes ou services un éventuel gouvernement irait piger.
La barre est haute pour un parti qui a l’ambition de transformer la société, même quand il fait preuve de sérieux. Elle l’est encore plus quand certaines propositions semblent – mais en apparence seulement – heurter les compétences des provinces.
La barre est beaucoup moins haute pour un parti, comme celui des conservateurs, qui vise un très petit nombre de cibles. Ou pour un autre, comme le Bloc québécois, qui n’aspire qu’à former une opposition vigilante.
jmsalvet@lesoleil.com
© 2008 Le Soleil. Tous droits réservés.
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – JOUR 16 – Dévoilement de la plateforme libérale
In Politique on 22 septembre 2008 at 12:23Un Canada plus prospère
Le programme libéral s’inscrit dans la grande tradition libérale d’une bonne gestion économique et budgétaire, au service des objectifs suivants :
Équilibrer le budget : Nous allons rétablir la réserve pour éventualités de 3 milliards de dollars abolie par les conservateurs pour donner au gouvernement fédéral la marge de manoeuvre dont il a besoin pour gérer les périodes de difficultés économiques.
S’attaquer au déficit d’infrastructure : Nous collaborerons avec les municipalités, les provinces et les territoires pour mettre en oeuvre un financement à long terme en faveur de l’infrastructure, qui sous-tend la vigueur de notre économie et notre qualité de vie. Nous contribuerons ainsi à améliorer nos transports en commun, la qualité de notre eau, nos ponts et nos routes, ainsi que nos installations sportives et de loisir, pour que nous puissions élever nos enfants dans des villes et collectivités saines et dynamiques.
Prêter main forte au secteur manufacturier : Nous créerons un Fonds pour la prospérité et les industries de pointe doté de 1 milliard de dollars, pour aider le secteur manufacturier canadien à créer et maintenir des emplois au Canada tout se préparant à un avenir plus vert.
Faciliter l’accès aux études supérieures : Nous aiderons plus de Canadiens à accéder aux études post-secondaires en améliorant et en simplifiant les aides actuelles aux étudiants. Nous augmenterons également les investissements dans la recherche, afin d’aider les Canadiens à réussir dans l’économie du XXIe siècle.
Promouvoir les arts et la culture au Canada : Nous allons revenir sur les suppressions budgétaires idéologiques des conservateurs, protéger les artistes de la censure, doubler le budget de Conseil des arts du Canada et appuyer les artistes et les organismes culturels canadiens qui rendent nos collectivités plus vivantes, encouragent l’innovation, nous aident à comprendre notre passé et à imaginer notre avenir, et qui stimulent notre économie.
Un Canada plus juste
Le programme libéral vise aussi une société canadienne plus ouverte et plus juste :
Mettre en oeuvre le Plan 30-50 de lutte contre la pauvreté : Nous lancerons une attaque en règle contre la pauvreté au Canada, avec pour objectif de réduire le nombre de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté d’au moins 30 % et d’au moins 50 % le nombre d’enfants dans la même situation.
Créer des places de garderie publiques : Nous collaborerons avec les provinces et les territoires pour créer des places de qualité dans des centres d’éducation préscolaire et de garde d’enfants dont les familles ont besoin et qui sont axés sur les principes de qualité, d’universalité, d’accessibilité et de développement de l’enfant. Elles donneront un vrai choix aux parents.
Investir dans notre système de soins de santé : Nous ferons tout notre possible pour éliminer l’effet entonnoir qui bloque actuellement l’accès aux professionnels de la santé pour les Canadiens, pour que tous aient accès aux soins dont ils ont besoin dans de meilleurs délais. Nous mettrons aussi en place un plan de prise en charge des médicaments onéreux pour que les Canadiens qui sont confrontés à une maladie grave ou chronique puissent se consacrer à leur santé, sans s’inquiéter pour leur budget.
Investir dans les néo-Canadiens : Nous annulerons les mesures irresponsables prises par le gouvernement conservateur au printemps dernier en matière d’immigration, et investirons 800 millions de dollars pour aider à combler le retard accumulé dans le traitement des demandes, pour accueillir davantage de néo-Canadiens et les aider à réussir.
Raviver l’Accord de Kelowna : Nous restaurerons l’Accord de Kelowna et travaillerons en concertation avec les peoples autochtones, les provinces et les territoires pour améliorer la santé, l’éducation et le logement dans les collectivités autochtones.
Un Canada plus vert
En complément du Tournant vert, le programme libéral prévoit des mesures pour :
Aider les Canadiens à passer au vert : Nous offrirons une aide financière directe pouvant s’élever à 10 000 dollars et des hypothèques vertes pouvant atteindre 10 000 dollars pour que les propriétaires immobiliers puissent faire des rénovations écoénergétiques dans leur logement.
Protéger notre santé : Nous prendrons des mesures strictes pour débarrasser notre air, notre eau, nos produits de consommation et notre nourriture de substances toxiques.
Préserver notre patrimoine naturel : Nous créerons des parcs naturels et des zones marines protégées pour préserver les paysages et la biodiversité auxquels les Canadiens tiennent tant.
Le Canada et le monde
Reprendre notre place de leader indépendant : Nous allons mener, et non pas bloquer, les efforts de la communauté internationale pour lutter contre le réchauffement planétaire et restaurerons la position traditionnelle du Canada contre la peine de mort partout dans le monde.
Renouveler notre engagement en faveur du développement : Nous augmenterons les contributions du Canada à l’aide internationale et renouerons les liens étroits qui existaient entre le Canada et l’Afrique, et que les conservateurs ont négligés.
Rétablir clarté et transparence au sujet de l’Afghanistan : C’est clair, nous allons mettre fin à la mission de combat canadienne en Afghanistan en 2011, et nous le dirons clairement à nos allies de l’OTAN, qui, trop souvent, ont dû deviner eux-mêmes quelle était la position réelle du gouvernement conservateur. Nous allons mener à bien la fin de notre mission dans le respect des principes de responsabilité et de transparence, parce que les Canadiens ont le droit de connaître la vérité sur la situation.
ALERTE élections fédérales Canada – Harper menace l’existence de Radio-Canada
In Politique on 20 septembre 2008 at 3:29Sondage conservateur
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Visiblement, le financement de CBC-Radio-Canada est un des « enjeux nationaux critiques » du Parti conservateur.
Sur les onze questions d’un sondage intitulé « Enquête 2008 sur les enjeux nationaux critiques », une des questions concerne le budget de CBC-Radio-Canada.
La question est ainsi énoncée : « CBC coûte 1,1 milliard de dollars aux contribuables chaque année. Trouvez-vous que c’est une bonne ou mauvaise utilisation de l’argent du contribuable? »
Le sondage a été envoyé peu avant le déclenchement de la campagne électorale par le président de la campagne nationale des conservateurs, Doug Finley, aux membres du parti.
Les membres sont donc invités à donner leur opinion sur ces questions. M. Finley assure les membres qu’il partagera « les résultats et tout commentaire avec le premier ministre ».
Les autres questions du sondage concernent, entre autres, la taxe sur le carbone du chef libéral Stéphane Dion et la mission canadienne en Afghanistan.
Lors d’un point de presse vendredi, le chef conservateur Stephen Harper a déclaré ne pas être au courant de la question sur CBC-Radio-Canada.
L’association Friends of Canadian Broadcasting a demandé à Stephen Harper de se prononcer sur le financement de la société d’État.
L’association s’inquiète du fait que depuis son élection, M Harper n’a pas renié ses propos lors de la campagne de 2004. Il avait alors fait des déclarations qualifiées de sévères à l’endroit de CBC-Radio-Canada.
L’avenir de Radio-Canada
Par ailleurs, Stéphane Dion a mis au défi le chef des conservateurs de donner l’heure juste sur ses projets pour Radio-Canada et CBC.
« Je somme Stephen Harper d’être honnête avec les Canadiens et d’admettre qu’il rêve de fermer Radio-Canada », a lancé le chef des libéraux.
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – JOUR 8 – La Presse: le miroir déformant de la politique
In Politique on 14 septembre 2008 at 6:30Aujourd’hui, jour 8 de la campagne, Stéphane Dion prend un repos bien mérité.
Lancement de la publicité libérale à la télévision sur le thème du leadership. Pour visionner, cliquer ici
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La Presse : le miroir déformant de la politique
Tout a été dit pour dénoncer la préparation soit-disant désastreuse des libéraux au Québec. Quelques jours avant le début de la campagne, la Presse consacrait sa Une assortie d’une double page intérieure, hurlant avec la meute des enragés qui voyait poindre la bérézina. D’où venait cette fumée sans feu ? D’une source anonyme ! Wow ! Ça c’est du journalisme d’investigation qui recoupe ses informations pour offrir une nouvelle objective !
Disons-le clairement : ce type de pratique qui consiste à accorder autant de place à une nouvelle anonyme invérifée – et invérifiable – est contraire à l’éthique journalistique et relève de la volonté de frapper sur le clou libéral aux fins de manipulation de l’électorat.
Lorsque les 75 candidats libéraux ont enfin été révélés, montrant par là même que l’organisation libérale au Québec fonctionnait normalement, pas un mot de La Presse pour revenir sur les affirmations trompeuses des jours précédents. Et quid de la préparation des Conservateurs ? du NPD ? du Bloc ? Rien en Une. Pas de double page intérieure. Pourtant, nous savons tous que leurs organisations ne sont pas parfaites.
J’ai trouvé très intéressant que La Presse fasse, il y a quelques jours, le “bilan de l’opposition”. C’était gonflé, pétri de parti pris, mais intéressant. Pas tant pour ce que le papier disait. Mais plus pour ce que cela voulait dire sur l’envie d’attaquer l’opposition plutôt que de s’interroger sur le bilan de celui qui avait le pouvoir : le gouvernement conservateur. Belle tentative de diversion et d’inversion des responsabilités !
Restons sur les grandes interrogations que La Presse se pose, et en particulier un de ses analystes – le mot est complaisant – Vincent Marissal. Monsieur Marissal a de l’imagination et beaucoup de sources anonymes dont il ne prend pas la chance de vérifier les dires. Monsieur Marissal aime analyser – le mot est décidément complaisant – les bruits de couloir. Il ne s’attarde qu’aux supposées intrigues qu’il amplifie et exagère. Monsieur Marissal aime le “people”. En plus de la politique-fiction, il aime la politique-spectacle, celle qui fait de beaux articles bien vendeurs qui n’auraient rien à envier au journal de Montréal. Celle qui lui donne le micro de Radio-Canada et le propulse, starisé, tel un Monsieur je-sais-tout, dans le salon de Monsieur et Madame tout-le-monde.
Mais Monsieur Marissal n’est pas seul. Monsieur Pratte souvent lui fait ombrage. Ses éditos vidéos, par exemple, sont d’une platitude et d’une pauvreté intellectuelle à faire pleurer. Il suffit de les comparer avec les éditos vidéos de Christophe Barbier, analyste politique et Rédacteur en chef de l’Express (France).
La Presse ne scrute donc la politique que sous l’angle de l’image, des strass et des paillettes, de la petite histoire censée faire la grande. Quant au fond, aux idées, aux plateformes, au choix de société, aux politiques proposées, à la vision du pays, aux orientations économiques ou sociales… Monsieur Marrissal et consors sont aux abonnés absents. Cela ne doit ni les intéresser, ni faire vendre leur journal.
En plus de son parti pris en faveur des conservateurs et de son éthique contestable, La Presse accroit le cynisme des Canadiens. Finalement, La Presse c’est le miroir déformant de la politique. Elle vous ferait passer un prince pour un crapeau.
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – JOUR 7
In Politique on 13 septembre 2008 at 6:26**Annonce majeure – extrait de la plateforme électorale**
Stéphane Dion annonce qu’un gouvernement libéral investira 800 millions de dollars sur 4 ans en faveur de la politique d’immigration.
- 400 millions de dollars à la modernisation du système d’immigration, à l’accélération du traitement des demandes et à l’augmentation du nombre de résidents permanents reçus.
- 200 millions de dollars au programme Nouveaux départs Canada, une initiative de cours de langues de niveau avancé destiné à aider les immigrants à acquérir la connaissance linguistique dont ils ont besoin pour trouver un emploi correspondant à leurs qualifications.
- 200 millions de dollars de plus au programme Passeport pour l’emploi, une nouvelle initiative qui permettra de mieux préparer les nouveaux arrivants à intégrer le marché de l’emploi par le biais de stages, de services de mentorat et de possibilités de placement. Le gouvernement libéral aidera les immigrants à faire reconnaître leurs titres de compétences étrangers, en offrant un soutien financier direct pour aider les médecins et d’autres professionnels formés à l’étranger à obtenir les titres de compétences canadiens.
« L’immigration représentera la totalité de la croissance de la main d’oeuvre canadienne dans cinq ans et est l’un des éléments du plan libéral pour la réussite économique du Canada. Un gouvernement libéral accordera les fonds nécessaires à l’augmentation du nombre de résidents permanents reçus chaque année au Canada et pour leur donner les moyens de réussir. » – Stéphane Dion, 13 septembre 2008, Colombie Britannique
PENDANT CE TEMPS LA…
Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois, promet de ne pas s’en prendre à la personne de ses adversaires. Il était temps.
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – JOUR 6
In Politique on 12 septembre 2008 at 7:46Le Tournant vert va vous faire sauver de l’argent ! Stéphane Dion a annoncé aujourd’hui que les Canadiens pourront sauver de l’argent sur leurs logements. Grâce à une aide directe de 10.000 dollars pour aider les familles à isoler leurs maisons, les Canadiens économiseront de 20 à 40% de leur facture énergétique. Ainsi un gouvernement libéral investira 300 millions de dollars sur 4 ans, grâce au Tournant vert, afin de doubler les incitatifs fédéraux destinés à aider les Canadiens à économiser la consommation d’énergie de leurs maisons.
Par ailleurs, un gouvernement libéral créerait un fonds pour la rénovation de logements modestes, en collaboration avec les provinces et les municipalités. Ce fonds serait doté de 140 millions $ et subventionnerait des projets dans les coopératives et les HLM, entre autres.
Malheureusement cela n’est pas le cas chez les conservateurs. Un exemple ? le site Internet des conservateurs contient des affirmations totalement mensongères, en plus de s’en prendre à la personne de Stéphane Dion. Mensonge par exemple l’affirmation selon laquelle Stéphane Dion annulerait l’allocation pour enfants de 1200 dollars. On contraire, il a annoncé le jour 3 qu’il la doublerait ! Voilà une preuve très claire de la volonté des conservateurs de manipuler les Canadiens. Et que dire de leur diabolisation du plan vert libéral ?
Qui ment un oeuf, ment un boeuf…
Journal de campagne - Suivez en vidéos la campagne de Stéphane Dion grâce à son journal de campagne
Comparez les sites web ! Comparez les 2 sites web (www.liberal.ca et www.conservative.ca) et vous verrez qui fait dans la démagogie, le simplisme, la caricature, et qui fait dans le débat d’idées… Postez vos réactions ici. Je suis curieux de vous entendre.
PENDANT CE TEMPS LA…
Les conservateurs ont annoncé vouloir faciliter les acquisitions des compagnies canadiennes par des étrangers. Ils souhaitent modifier la loi pour diminuer le contrôle du gouvernement et vendre davantage notre patrimoine économique aux compagnies étrangères.
Pourquoi ? Parce que les conservateurs ne jurent que par la loi du marché… Et si c’était ça la solution à nos problèmes, ça se saurait ! D’autant que cette philosophie reaganienne en expérimentation depuis des décennies aux États-Unis et le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas concluant. Idéologie, quand tu nous tiens…
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – JOUR 4
In Politique on 10 septembre 2008 at 8:07Dire oui aux femmes ? C’est possible ! Stéphane Dion a annoncé que 106 femmes étaient candidates pour le Parti Libéral sur la totalité du Canada soit 35% du nombre de candidats libéraux – un peu plus du tiers promis. Un record historique, tous partis fédéraux confondus.
Décidé à aider la participation des femmes dans la vie publique, le Leader libéral a aussi annoncé que des incitatifs fiscaux seraient donnés aux partis pour recruter des femmes. Pour favoriser la justice sociale, Stéphane Dion a promis qu’un gouvernement libéral se doterait d’un commissaire indépendant pour l’égalité des sexes.
Durant cette même journée numéro 4, Dion a accentué la pression sur le consortium de télédiffuseurs afin qu’ils révèlent les raisons qui ont motivé leur refus de voir la Leader du parti vert, Élizabeth May, participer au débat des chefs prévu le 1er octobre.
Face à la pression populaire, à l’ampleur médiatique de l’affaire et au leadership de Stéphane Dion, Jack Layton, chef du NPD, décidait de ne plus s’y opposer. Isolé, le Premier Ministre Stephen Harper, chef conservateur, acceptait la participation de Madame May. Finalement, les médias annonçaient ce soir que le Parti vert sera bien au débat des chefs.
“Il change de position sur Mme May (sur les débats télévisés), il change de position sur l’Afghanistan. On espère d’autres bonnes nouvelles. Peut-être va-t-il arriver avec un vrai plan sur les changements climatiques.” - Le chef libéral, Stéphane Dion, raillant les changements de cap de son adversaire conservateur.
Justice sociale ? C’est possible ! Non seulement un gouvernement Dion rétablira le programme de contestation judiciaire mais il en doublera le financement (le faisant passer de 3 à 6 millions de dollars). Supprimé par les conservateurs, ce programme permettait aux plus démunis et aux minorités de défendre leurs droits en recourrant à la justice – dont on sait les coûts élevés.
Sécurité alimentaire ? C’est possible ! Stéphane Dion réaffirme le rôle essentiel d’un gouvernement dans la protection alimentaire des Canadiens et annonce qu’un gouvernement libéral renforcera l’agence d’inspection alimentaire de 100 nouveaux inspecteurs grâce à l’apport de 50 millions de dollars.
PENDANT CE TEMPS LA
Le Sierra Club du Canada, qui note les politiques environnementales des plateformes des partis, a octroyé la pire note au parti conservateur, soit un F – tandis que les autres partis se situent entre A- et B-.
La Fédération canadienne des contribuables a révélé que le gouvernement conservateur a fait, depuis le mois de juin, des annonces préélectorales se chiffrant à 19,2 milliards $, soit 8 millions de dollars à l’heure !!!! Et dire que le parti conservateur voulait moraliser la vie publique…
Lancement du site Scandalpedia qui fait le tour des scandales du gouvernement conservateur…
Danny Williams, le Premier Ministre conservateur de la province de Terre-Neuve et Labrador, attaque à boulets rouges… Harper, le Premier Ministre conservateur.
“This … is a party who purportedly offered a terminally ill MP a life insurance policy to get his vote,” he said in a speech on Wednesday to a business group. How low can you go?” – Danny Williams, Premier of Newfoundland an Labrador.
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – JOUR 3
In Politique on 9 septembre 2008 at 8:12Le jour 3 s’achève avec des excuses de Stephen Harper pour sa publicité indigne d’un parti politique qui visait – comme d’habitude – l’image du leader libéral et surtout pas les idées de fond. Magnanime, Stéphane Dion a accepté les excuses, répliquant que ces attaques en disait moins sur lui qu’elles n’en disaient sur le style de Harper…
Quand un parti au pouvoir déclenche des élections anticipées – qui plus est en rompant la loi canadienne d’élections à date fixe – le moins que l’on puisse espérer est que ce parti ait préparé une plateforme intelligente et une vision du pays pour les 5 ou 10 prochaines années.
Malheureusement, le site internet anti-Dion et les publicités négatives aussi ridicules que puériles jettent le doute sur le sérieux du Parti conservateur et de son chef, Stephen Harper.
Le jour 3 a vu aussi le leader libéral écrire au Premier Ministre conservateur pour lui demander de respecter la loi électorale du Canada, dont Élections Canada est garante, et ce, après la violation de la loi supposée – une enquête parlementaire est en cours – par les conservateurs lors de la campagne précédente de 2006. Cette intervention écrite a été rendue nécessaire après que Stephen Harper ait maintenu vouloir interpréter la loi selon sa compréhension… Incroyable dans un État de droit !
Ce jour 3 fut aussi marqué par l’annonce libérale de doubler la prestation fiscale pour les enfants des familles modestes. Cette annonce a mis un terme aux mensonges des conservateurs qui prétendent – toujours dans leurs belles publicités tellement constructives… – que les libéraux voulaient supprimer une telle prestation.
PENDANT CE TEMPS LA…
Jack Layton, chef du NPD qui rêve d’endosser les habits de Barack Obama, a tenté de justifier son opposition à la participation d’Élizabeth May au débat des chefs en expliquant que le Parti vert avait d’ores et déjà donné son appui au Parti Libéral… Manifestement cela n’a pas convaincu ses propres supporters qui se sont dits déçus d’une telle position.
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – JOUR 2
In Politique on 9 septembre 2008 at 1:04Lancement du site Internet : stephanedion.ca
Stéphane Dion comme vous ne l’aurez jamais entendu aborde en courtes vidéos : la santé, le Québec, le nationalisme, le Canada dans le monde, la pauvreté, le fédéralisme, l’environnement…
Lundi soir, au dévoilement des 75 candidats du Québec, Stéphane Dion s’est montré enflammé, dénonçant le refus des autres partis de voir Élizabeth May, chef du parti vert, participer au débat des chefs. Il a aussi défié Stephen Harper d’accepter un débat de fond “d’homme à homme” sur la question de l’environnement.
Le Leader libéral a aussi annoncé avoir réalisé sa promesse d’un tiers de candidates libérales pour la campagne avec 25 candidates minimum au Québec sur 75 ! Le débat est plus civilisé quand on a plus de femmes, a t-il dit.
Plus tôt dans la journée, Stéphane Dion a annoncé devant le collège Dawson, lieu d’une fusillade ayant coûté la vie à une jeune étudiante, qu’un gouvernement libéral interdirait les armes d’assault et renforcerait la législation contre les armes. “Stephen Harper est mou contre le crime car il est mou sur la législation des armes à feu”, a conclu Dion.
PENDANT CE TEMPS LA…
Stephen Harper lançait un site web contre Stéphane Dion, le ridiculisant avec une publicité montrant un oiseau défequant sur son épaule… De la grande politique… L’annonce devait être retirée plus tard…
Le même Stephen Harper répondait au leader libéral en refusant toute législation sur les armes à feu. L’idéologie de droite, toujours l’idéologie de droite…
ÉLECTIONS FÉDÉRALES CANADA – JOUR 1
In Politique on 8 septembre 2008 at 1:08La campagne a été lancée sur une magnifique contradiction du Premier Ministre conservateur Stephen Harper.
Je résume la position de Stephen Harper :
- le gouvernement est minoritaire et les partis d’opposition ne collaborent pas donc le Parlement est dysfonctionnel donc je dissous le Parlement.
- j’ai tenu parole en mettant en place toute ma politique et je crois que si nous gagnons nous serons de nouveau minoritaire.
Question 1 : si le Parlement était dysfonctionnel, comment les conservateurs ont-ils pu mettre en oeuvre leur politique ?
Question 2 : si le Premier Ministre pense être de nouveau minoritaire à l’issue de la campagne, comment est-ce que le Parlement sera moins dysfonctionnel ? Et du coup pourquoi avoir lancé des élections et dépenser plusieur millions si c’est pour revenir au point de départ ?
Je vous donne ma réponse : tout ceci est du calcul politique et de l’hypocrisie. Les arguments ne sont que des alibis. On n’en voudrait pas trop à Stephen Harper s’il ne s’était pas drappé dans la vertu avec sa loi à élections à date fixe en nous promettant que plus aucun gouvernement ne manipulera le calendrier électoral. Seulement voilà, il ne faut pas s’étonner d’être la cible des critiques quand on se prétend plus moral que tout le monde et qu’on brise ses promesses.
PENDANT CE TEMPS LA…
Stéphane Dion annonce qu’il veut offrir une campagne d’espoir et non de peur. Il précise que sa campagne sera Carbone Neutre et qu’il est tout aussi nationaliste que Duceppe sauf que lui défend les intérêts du Québec au sein du Canada. Ensemble, tout est possible.
Québec : ici, le monde nouveau ?
In Société on 6 août 2008 at 12:31Ville de Québec. Juillet 2008.
Face au fleuve Saint Laurent, j’imagine cette civilisation européenne – La France ! – qui, il y a 400 ans exactement, en juillet 1608, pénétrait les terres pour y fonder la ville de Québec et établir sa vision du monde.
Le fameux choc des civilisations de Samuel Huntington n’a pas eu lieu, comme il le prétend, avec la chute du mur de Berlin, la fin des clivages idéologiques, la mondialisation économique et l’émergence de prétendus clivages culturels.
Le choc des civilisations s’est joué là, en Amérique. Avec le débarquement de Colomb au sud, les premières voyages de Jacques Cartier au nord quelques 40 ans plus tard et finalement l’établissement de la Nouvelle-France et de la Nouvelle-Angleterre au XVIIème siècle.
Tout ce qui s’ensuivra, jusqu’à nos jours, n’est que rejet de ce vaste mouvement entamé ici, de cette assimilation des cultures à la pensée occidentale.
Devant moi s’étend le berceau de l’occidentalisation du monde. La tranquillité du fleuve contrastant avec les croix et feu purificateurs du temps de la découverte.
Remparts et canons, meurtrières et citadelle n’ont plus de raison d’être. Impuissants face à ce monde contemporain. D’autres armes plus terribles les ont remplacées à jamais, imposées à coups de raison, de science, d’idéaux individuels et de technologies. Armes de guerre mais aussi armes culturelles et économiques.
La représentation circulaire du temps des peuples Autochtones n’a eu aucune chance face à la représentation linéaire du temps des Européens et leur idée de progrès. La compétition entre nations, leur soif de découvertes et de richesses a fait le reste.
Des explorateurs pour les uns. Des envahisseurs pour les autres. Génocidaires souvent. Des sauvages pour les uns. Des peuples pour les autres. Persécutés toujours.
Le petit cimetière protestant de la rue Saint Jean (1771-1860) m’éclaire sur la souffrance de cette humanité qui ne se considérait pas comme universelle. Les stèles à l’abandon témoignent des épidémies et de la rudesse de la vie qui emportèrent nouveaux nés, enfants et autres jeunes adultes. Au même moment, cette autre humanité, soi-disant sauvage et sans âme jusqu’en 1550, souffrait des épidémies importées d’Europe et de l’effondrement de son paradigme sociétal et religieux.
Le fleuve Saint Laurent comme l’artère qui irrigue le cœur, siège des passions, de l’amour et de la haine. Siège de la vie.
Il nous reste encore à inventer un monde nouveau.
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Lire aussi : les Papous et l’Occident
Malbouffe : on vous tue pour vrai
In Politique, Santé, Société, Économie on 18 juillet 2008 at 5:05MISE A JOUR Info Le Monde.fr 18.07.08 | 22h36 (France)
L’obésité poursuit sa progression aux États-Unis (rapport)
L’obésité a continué de progresser l’année dernière aux États-Unis, passant d’environ 24% de la population adulte en 2005 à plus d’un Américain sur quatre, selon un rapport officiel publié vendredi.
En 2005, 23,9% des adultes aux États-Unis étaient obèses, ou avaient un indice de masse corporelle supérieur à 30, tandis que le pourcentage est monté jusqu’à 25,6% en 2007, ont montré des données fournies par le Centre de contrôle des maladies (CDC).
L’indice de masse corporelle est calculé en divisant le poids en kilos par le carré de la taille en mètres.
Dans trois États du sud, Alabama, Missisippi et Tennessee, presqu’un adulte sur trois est obèse.
Le Mississippi, qui est aussi l’État le plus pauvre des États-Unis, a le taux d’obésité le plus élevé du pays, avec 32%, tandis que le Colorado a le taux le plus bas avec 18,7%. C’est le seul Etat où le taux d’obésité est inférieur à 19%.
Aucun État ne semble être près d’atteindre l’objectif officiel de faire descendre l’obésité à 15% de la population d’ici 2010, selon le rapport.
L’obésité est la plus forte chez les femmes noires, près de quatre sur dix d’entre elles étant obèses.
Les diplômés d’université sont les moins susceptibles d’être obèse: environ 22% contre 29% pour les personnes ayant arrêté leurs études après le lycée.
Un rapport publié l’an dernier par l’association Trust for America’s Health (TFAH) avait établi que le taux d’obésité chez les adultes aux États-Unis avait plus que doublé lors des 25 dernières années, passant de 15% en 1978-1980 à 32% en 2003-2004.
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Article du 12 juillet 2008
Je vous fais un très court et non exhaustif résumé du livre Toxic (voir la page “Références” de ce blog).
Asseyez-vous une seconde parce qu’il y a une bonne et une mauvaise nouvelle.
La bonne, c’est que, selon la conclusion de l’enquête, le manque d’exercice physique n’est probablement pas la principale cause de l’obésité. Bon ça n’aide pas, on s’entend, mais c’est pas ça qui vous fait gonfler comme un pop-corn.
La mauvaise c’est qu’il y a une autre raison qui est cachée dans notre alimentation.
Pas le gras trans qui est, comme on sait, particulièrement mauvais pour le cholestérol (puisqu’il fait baisser le bon cholestérol et augmenter le mauvais). Pas le sucre en tant que tel même si ce n’est pas souhaitable de trop en consommer.
En réalité, selon l’auteur du livre, l’industrie agro-alimentaire a inventé un produit dans les années 70 dont personne ne parle mais qui est fortement suspecté – tests scientifiques à l’appui – d’être néfaste pour la santé et à l’origine de la crise d’obésité que connait le monde. Oui mais voilà, si personne n’en parle c’est que ce produit est protégé au plus haut niveau politique. Et ce n’est pas utile de préciser que c’est aux États-Unis que tout a commencé.
Flash back : début des années 70. Richard Nixon est président des États-Unis. La population est très mécontente car elle a connu un rationnement alimentaire en raison d’aléas de production. Nixon joue sa tête. Il veut en finir avec le risque de voir la production agricole jouer au yoyo et donc menacer sa carrière. Il appelle un certain Earl Butz au gouvernement pour régler le problème. Butz devient secrétaire à l’agriculture en 1971. Et grâce à lui, l’Amérique ne connaitra plus jamais la faim ou le rationnement. Seulement voilà, les décisions de Butz vont provoquer indirectement une épidémie : l’obésité qui va très vite devenir une pandémie car ce sont désormais les 5 continents qui sont touchés par ce fléau.
Bref, Butz veut rationaliser l’agriculture américaine. Ses décisions amènent à une formidable concentration des producteurs et donc une disparition des paysans. Conséquence : on passe à l’ère de l’élevage intensif (poulet, bœufs, vaches, porcs), de la production de masse, de l’utilisation massive d’herbicides, de pesticides, d’insecticides, d’antibiotiques, d’hormones, de farine animale, d’engrais chimiques et autres nitrites… Avec des conséquences désastreuses sur l’environnement et la santé humaine. Parallèlement, les consommateurs veulent du pas cher. La pression sur les prix est énorme et la concurrence est féroce. On exige un hamburger à 99 cents. McDo et Coca Cola se développent.
Les compagnies deviennent de puissants lobbys qui financent les partis politiques et notamment le parti républicain de Nixon. La politique de Butz est un succès. Trop même. Car la surproduction arrive. Le marketing et la pub se développent et s’acharnent pour faire avaler toujours plus de nourriture à l’Amérique. Un petit propriétaire de salle de cinéma du Texas trouve une autre solution : constatant la gêne des consommateurs à acheter deux portions de pop-corn, il décide d’augmenter la taille de la portion. Et ça marche ! C’est le “syndrome du glouton”. Si le péché de gourmandise était un frein à la consommation de l’Amérique puritaine, l’augmentation de la taille de la portion de base ne heurte pas la psychologie de l’Oncle Sam. L’homme est recruté par McDonald’s. La machine s’emballe. Nixon passe un accord secret avec l’Union Soviétique pour lui vendre 440 millions de boisseau de blé. Plus tard, la création du GATT puis de l’OMC devront permettre d’aider à trouver des débouchés extérieurs : il faut envahir les autres marchés pour écouler les stocks. Toutefois, la qualité des aliments n’est pas l’objectif : seul compte le profit.
C’est dans ce contexte que les producteurs de maïs réfléchissent à la manière d’écouler le surplus de leur production. Soutenus par le gouvernement républicain dont ils financent les campagnes, la solution arrive grâce à un nouveau procédé industriel : l’hydrolyse d’amidon de maïs. Ce procédé va permettre de transformer le maïs en sucre. On appelle ce sucre le HFCS (pour High Fructose Corn Syrup – Sirop de maïs à haute teneur en fructose) ou plus simplement sirop de maïs ou encore glucose-fructose, autant d’appellations que l’on peut aujourd’hui retrouver sur les étiquettes de nos produits alimentaires (si, si vérifiez !).
L’intérêt du HFCS est énorme : non seulement il permet d’écouler les stocks de maïs mais en plus il s’avère être un succédané bien moins cher à produire par rapport au sucre de canne ou au sucre de betterave.
Pour les compagnies, moins cher veut immédiatement dire : plus de profits. C’est Coca Cola qui va se laisser convaincre en premier. Son cola est moins doux que Pepsi qui séduit de plus en plus. Le sirop de glucose-fructose va lui permettre d’approcher la saveur de son concurrent. La riposte est foudroyante : le HFCS est adopté par Pepsi puis par toutes les compagnies qui utilisent du sucre dans leurs recettes (sodas, “soft drinks”, boissons énergisantes, glaces, biscuits, céréales, chocolats, yaourts, friandises, barres chocolatées, plats préparés, conserves, etc.) Le produit s’internationalise rapidement.
Le plus étonnant, c’est que l’on a constaté, a posteriori, que la courbe de l’obésité mondiale suit la courbe de pénétration du HFCS dans l’alimentation. Il faut dire que le produit n’avait pas été testé puisque assimilé par l’agence américaine des aliments à du sucre.
Seulement voilà, les études scientifiques allaient mettre en évidence une particularité étonnante du produit : testé sur des rats, qui partagent 99% du patrimoine génétique de l’Homme, les rats devinrent obèses. On découvrait alors que le HFCS a un effet sur le cerveau. Plus exactement, le produit interagit avec certains neurotransmetteurs. Or, ces neurotransmetteurs sont précisément ceux qui informent le cerveau lorsque la limite de la consommation en sucre est atteinte ou lorsque l’appétit est rassasié. Pour dire les choses plus simplement, les consommateurs de sirop glucose-fructose finissent par avoir la même pathologie que les oies d’élevage gavées pour produire le foie gras.
En interagissant avec ces neurotransmetteurs, le HFCS brouille l’information voire l’empêche de se diffuser. Conséquence : la consommation de sirop de maïs permet l’absorption de sucre et de nourriture en grande quantité sans aucun message d’alerte du corps. Les consommateurs sont alors sujets à développer une ceinture abdominale proéminente dont les conséquences sur la santé peuvent s’avérer… mortelles (notamment par le développement du diabète de type 2 et les problèmes cardio-vasculaires). Quant aux plus jeunes consommateurs, ils exposent leur cerveau à des traces nuisibles, rendant l’obésité plus probable et plus difficile à contrôler.
Mais ce n’est pas tout. Aux États-Unis, le maïs est le premier consommateur d’engrais chimique, d’herbicides (57% de la production totale) et de pesticides (43% de la production totale), produits qui ont la particularité d’être cancérigènes. Or, le maïs ne sert pas uniquement à la production de HFCS mais d’abord à l’alimentation du bétail qui produira la viande bon marché de nos hamburgers. La farine animale, elle, n’est pas adaptée aux estomacs de la vache – qui est herbivore faut-il le rappeler. L’apparition de la salmonelle ou de la bactérie E.coli est le résultat de ce jeu d’apprenti sorcier, de l’élevage intensif et finalement la conséquence imprévue des stocks de maïs. D’où le recours massif au chlore et aux antibiotiques, ces derniers ayant pour conséquence de rendre les bactéries plus résistantes. Au passage : en 2001, 400.000 américains sont morts des conséquences de l’obésité soit 145 fois la chute du World Trade Center. Autre chose : E.coli 0157:H7 est potentiellement mortelle pour l’Homme et tue en rongeant les organes vitaux. Elle peut s’attraper par des hamburgers mal cuits.
Du coup, en dépit des grands sourires du clown Ronald McDonald, le menu McDo – un hamburger, un soda et des frites (dont l’huile hydrogénée qui les a cuites vous procurera votre dose de gras trans) – est le pire des régimes alimentaires. C’est enfoncer une porte ouverte que de le dire. Mais au moins, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas.
Faites passer le message et n’oubliez pas : l’appétit vient en pensant. Bon appétit !
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Lire aussi : Ces “bons” produits qui nous manipulent
Jonathan Roy ou l’espèce contre la civilisation
In Société on 25 mars 2008 at 1:31
Ce n’est pas moi qui le dit mais Philippe Val, un de ces penseurs français que l’on nomme volontiers philosophes.
La loi de l’espèce c’est cet instinct grégaire qui habite chaque homme. L’espèce vise sa propre reproduction. C’est sa loi. Aveugle, sans état d’âme, sans conscience, elle élimine les faibles et obtient des plus forts leur reproduction… avant de précipiter leur mort car l’espèce s’autorégule, la surpopulation pouvant la menacer.
La loi de l’espèce régnait ainsi en maître durant des milliards d’années avant qu’elle ne se prenne les pieds dans le tapis en inventant, via son mode de sélection brutal et hasardeux, un nouvel être : l’homo sapiens sapiens. Cet être sélectionné pour ses aptitudes à faire survivre l’espèce mieux que n’importe quel autre – grâce au cortex de son cerveau surpuissant – s’est mis à défier la loi de l’espèce dont il était issu. Car l’homo sapiens sapiens non seulement devînt conscient de sa finitude mais en plus devînt conscient de sa conscience. De cette réflexivité, l’Homme élabora ses propres lois, autrement moins douloureuses, arbitraires et brutales que la loi de l’espèce. On appelle cela : la civilisation.
Et l’espèce se sentit menacée.
La civilisation, c’est la prise de conscience par l’Homme de sa propre fin et donc que la vie n’est pas seulement cette ligne droite qui mène de la naissance à la mort en passant par la lutte pour sa survie et la reproduction sexuée. Désormais, la vie c’est le plaisir de prendre plaisir, c’est aimer aimer son prochain ou Mozart, c’est rechercher des moments d’éternité dans le bonheur et même dans la jouissance du bonheur.
La civilisation suppose des lois : là où le faible doit mourir car l’espèce ne s’embarrasse pas de celui qui menacerait sa résistance au temps, la civilisation protège les plus faibles car elle a conscience du caractère unique de tous ceux qui la composent.
La civilisation s’oppose donc au rapport de force brute, à la souffrance, à la guerre et à toute forme d’activité où le plus fort triomphe en soumettant les autres à sa force. La civilisation s’oppose à la sélection de l’espèce.
Or la civilisation n’est jamais acquise pour toujours. C’est une construction de tous les instants. Et nous avons tous en chacun de nous cette part de l’espèce qui nous anime encore.
Ainsi, la civilisation abrite sa part de violence, sa part de loi de l’espèce. Nos rapports à la violence, à la différence, à la compétition, à la compassion en témoignent.
Dans son élan à vouloir abattre physiquement son adversaire, Bobby Nadeau, âgé de 19 ans – avec le consentement des arbitres impassibles – le jeune hockeyeur Jonathan Roy (19 ans également) a quitté les lois de la civilisation pour se comporter comme un animal soumis à la loi de l’espèce.
Mais à quels exemples ces jeunes joueurs sont-ils exposés ? Le hockey, ce jeu où il est permis de se frapper avec les poings, est-il un modèle de civilisation pour les jeunes ? Et qu’en est-il du contexte général de violence dans lequel nous sommes amenés à grandir et à construire nos repères : violence dans les jeux (vidéos), violence dans le sport, violence dont se délectent les médias pour accroître leur audience, violence économique, violence guerrière, violence des inégalités… ?

La frontière couleur
In Société on 14 mars 2008 at 1:31
Les barrières que l’Homme s’évertue à ériger entre ses propres congénères trouvèrent, au gré de l’Histoire, moultes justifications : la race, la religion, le territoire, la nation… Autant de raisons animales qui ramènent cet être pensant, doté d’une conscience et de la conscience d’être conscient, aux bas instincts de la bête fauve – et même en deçà, si l’on considère qu’aucun animal n’a jamais massacré ou tenté de massacrer sa propre espèce.
En ce début de XXIème siècle, dans ce monde occidental sensé illuminer de sa modernité des peuples affamés de civilisations, les gangs de rue d’Amérique du Nord ont réussi un nouvel exploit : celui de rendre encore plus crétin la frontière de la différence. Ce sera désormais une couleur, le bleu ou le rouge.
Place donc à un rudimentaire bleu et un banal rouge, deux couleurs primaires pour des êtres dont les comportements ne le sont pas moins. Or, ce choix n’a rien d’exceptionnel puisqu’il conditionne déjà la frontière politique et donc la vie sociale : outre les décennies de guerre bleu/rouge froide, le bleu et le rouge ont l’habitude de symboliser les partis occidentaux dits de gouvernements, permettant ainsi à ces derniers de baser leur communication sur de simplistes symboles. Mais là n’est pas le débat.
Face à cette option qui consiste à regarder l’humanité comme une mosaïque dont la spécificité des faïences produirait une fresque harmonieuse, les individus des gangs de rue préfèrent hiérarchiser ces spécificités selon des critères quelconques, subjectifs et irrationnels. Ainsi la faïence bleu serait supérieure à la rouge – ou inversement. Ainsi la faïence rouge – ou la bleu – n’aurait aucune légitimité à figurer dans le tableau final. Tel un peintre se refusant d’utiliser une couleur pour interpréter la réalité, les gangs de rue s’acharnent à réduire la diversité et appauvrissent le monde.
Ainsi, les gangs de rue ne font pas dans la nuance – de couleurs comme de pensée. D’ailleurs, la nuance est une menace : elle pourrait humaniser l’adversaire. Car en définissant entièrement « l’autre » par une couleur, le gang de rue procède ainsi à sa déshumanisation. Comme on pouvait voir, selon les époques, un juif, un musulman, un Tutsi ou un Hutu, un Serbe ou un Bosniaque, un terroriste ou un Tchétchène, les rues de certaines villes d’Amérique du Nord se peuplent de bleus et de rouges. Or, il est beaucoup plus facile d’assassiner une couleur – ou une religion ou une nation – qu’un être pétrit de rêves, de relations familiales, d’amours et d’angoisses. Bref, un être humain.
Cette extrême réduction de la pensée de l’Homme en une pensée de type animale, sans conscience ni compassion, peut alors se mettre au service des causes les plus infâmes comme le trafic d’armes, de drogue ou de jeunes filles. La misère intellectuelle nourrit la misère humaine. Et vice et versa.
Dans ce cloaque de nos sociétés occidentales contemporaines, les gangs de rue ont les idées courtes et bien arrêtées. Des idées monochromes, dont les barrières fictives et illusoires nient l’universalité de l’Homme et la richesse singulière de chacun de ces êtres, véritables maelstrom de poussière d’étoiles et d’innocence de l’évolution.












































