
La Déclaration universelle sur le prélèvement éthique du phoque est la première réponse politique depuis 20 ans dans le dossier de la chasse au phoque écrivait le chroniqueur Louis-Gilles Francoeur dans Le Devoir du 24 avril 2009.
En accord avec cette affirmation, j’ajouterais que ce document va au-delà d’une réponse politique et pourrait créer un séisme sur la planète des végétariens. Car il s’agit d’un document qui pourrait redistribuer les cartes d’un jeu longtemps – et toujours – dominé par les lobbies végétariens.
Petite parenthèse : notez que je n’ai rien contre les végétariens, étant moi-même consommateur à l’occasion de nourriture végétarienne au demeurant fort agréable. Je n’accepte en revanche pas des groupes de pression qui font du prosélytisme au point de menacer les libertés individuelles, les modes de vie de populations modestes et l’équilibre des écosystèmes à contre-courant de toute évidence scientifique… Fin de la parenthèse.
La Déclaration universelle bouscule les repères. La classique opposition entre, d’un côté, les méchants chasseurs barbares et, de l’autre, les gentils protecteurs des animaux vient de s’en prendre un coup.
En déclarant leur attachement au bien-être animal ; en subordonnant leur activité à la nécessité de protéger les espèces et les écosystèmes et surtout en réclamant publiquement l’établissement de standards éthiques internationaux c’est-à-dire des règles de chasse définies en communs par les européens et les canadiens, les chasseurs de phoque viennent de débarquer dans la chasse gardée des animalistes : la protection des animaux.
Plus que cela, ils viennent de ringardiser un discours qui consistait à dire : pour protéger les animaux, il ne faut pas les chasser, il ne faut pas les toucher, il faut les mettre sous cloche. Au contraire, disent les chasseurs dans la Déclaration : pour protéger les écosystèmes c’est-à-dire les milieux dans lesquels intéragissent les animaux et les hommes – et les animaux entre eux – il faut une intervention prudente, scientifique, moderne. Que cette intervention s’appelle chasse ou sanctuaire, prélèvement ou moratoire, l’homme ne peut pas être considéré comme extérieur au monde animal et végétal dans lequel il se meut.
Ainsi donc, les préleveurs de phoque revendiquent avec justesse leur vision et leur rôle de protecteur de la nature, eux qui vivent 365 jours par an en harmonie avec elle et dont, par-dessus tout, la qualité de vie est étroitement liée à la qualité de leur environnement – bien plus que n’importe quel militant de ces groupes de pression bien installé dans son condo de centre-ville.
Voilà donc le séisme que s’apprêtent à réaliser les communautés des chasseurs du phoque : être enfin reconnus comme des acteurs bienveillants, exigeant une éthique de leurs pratiques universellement partagée et renvoyant les animalistes pour ce qu’ils sont : des idéologues végétariens aux idées courtes, simplistes et totalitaires.
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